Le Conseil national de la communication dans la tourmente

Siège du CNC à Libreville © GMT

Alors que plusieurs rumeurs circulent déjà sur le départ éventuel  de l’actuel président du Conseil National de la Communication (CNC), Jean François Ndoungou, les agents de cette institution constitutionnelle sont en grève illimitée depuis le 9 octobre dernier à l’indifférence totale de la hiérarchie.

Les agents syndiqués reclament entre autres, la restauration de la bannière du siège dégradée depuis deux (2) ans, la réparation du serveur monitoring, et l’amélioration des conditions de travail. Ils ont promis tenir la grève jusqu’à satisfaction des revendications. Il serait peu de dire qu’un vent de révolte souffle du côté de l’institution qui régule la communication publique et privée en République gabonaise.

En effet, depuis le 9 octobre dernier, les agents du CNC avaient entamé discrètement un mouvement d’humeur pour interpeller la hiérarchie sur les difficultés auxquelles ils faisaient face dans l’exercice de leurs missions au quotidien. Après quatre (4) rencontres infructueuses avec Jean François Ndongou, président du CNC, les agents ont décidé d’exposer leurs difficultés sur la place publique.

Selon une source qui a souhaité garder l’anonymat, le constat a été fait que «depuis le mois de mai, plus rien ne fonctionnait dans sa globalité.  L’institution ne reçoit plus de journaux de Multipresse. Depuis huit (8) mois, le serveur du monitoring qui permet d’enregistrer tout ce qui se fait sur les médias au Gabon ne fonctionne plus. L’autre aspect ce sont les primes. Voilà 8 mois que le personnel ne touche plus rien. L’entretien avec le président n’a rien donné sur les inquiétudes des agents. Mais aussi, le Secrétaire général de l’institution en 4 ans d’exercice aujourd’hui n’a eu aucun contact avec les agents. Ce qui n’est pas normal».

Les agents de cette institution déplorent donc  qu’il n’y ait pas de véritable communication entre eux et les responsables hiérarchiques. A en croire les révélations des travailleurs, le CNC doit près de 6 millions de FCFA à son fournisseur de journaux Multipresse. Les mauvaises conditions de travail, la mauvaise gestion de la subvention de moins d’un milliard de FCFA allouée sont autant de faits qui préoccupent cette institution qui n’a même plus de drapeau national dans sa concession.

Laissez votre commentaire