Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU demande la «libération immédiate» de Ngoubou

Etienne Dieudonné Ngoubou © D.R

L’affaire Ngoubou, du nom de l’ancien ministre du Pétrole et des Hydrocarbures détenu à la prison centrale de Libreville dans le cadre de l’opération anti-corruption dénommée «Mamba» a pris une tournure désormais internationale. Pour cause, le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil droits de l’homme des Nations unies a récemment demandé sa mise en liberté immédiate et son dédommagement.

En effet, dans le cadre de la 81ème session tenue du 17 au 28 avril 2018 le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil droits de l’homme des Nations unies a abordé le cas de l’ancien ministre du Pétrole et des Hydrocarbures, Etienne Dieudonné Ngoubou, incarcéré depuis 12 janvier 2017 pour des faits de détournements de deniers publics, alors que ce dernier exerçait les fonctions de directeur général puis de ministre.

Pour cet organe créé par la Commission des droits de l’homme dans sa résolution 1991/42, la détention de l’ancien membre du gouvernement, «est arbitraire» du fait qu’il n’existait pas jusqu’à récemment «aucun élément justifiant ce détournement».

Face à cette situation, ce démembrement du Conseil des droits de l’homme des Nations unies estime que la détention Etienne Dieudonné Ngoubou «est arbitraire en ce qu’elle est contraire aux articles 8, 9, 10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et aux articles 2, 9, 10 et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et relève des catégories I et III».

Par ailleurs, le groupe de travail a demandé au «gouvernement de prendre les mesures qui s’imposent pour remédier sans tarder à la situation de M. Ngoubou et la rendre compatible avec les normes internationales applicables», estimant en l’espèce que des «mesures appropriées devraient être prises pour le libérer immédiatement et lui accorder le droit d’obtenir réparation».

«Le groupe de travail exhorte le gouvernement à mener une enquête complète et indépendante sur les circonstances entourant la privation arbitraire de liberté de M. Ngoubou et à prendre les mesures appropriées à l’encontre des responsables de la violation de ses droits», conclut-il.

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