Le collectif des déflatés de l’ARCEP exige de rentrer dans ses droits

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animé ce lundi 10 avril à l’Hôtel Hibiscus de Libreville, que le président du Collectif des déflatés de l’Agence de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Serge Patrick Minang, a tenu à éclairer l’opinion sur la situation qu’ils traversent, mais aussi les raisons de leur participation au dialogue politique prôné par Ali Bongo.

GABON LIBREVILLE

Cette rencontre avec les hommes et femmes des médias était essentiellement axée sur trois point. Il était question d’évoquer les motifs de la participation du Collectif des déflatés de l’ARCEP à la phase citoyenne du dialogue politique, les points de revendications soulevés, mais aussi les propositions présentées durant ces assises.

Abordant les raisons de leur participation au dialogue, Serge Patrick Minang s’est évertué à faire la genèse de de la situation des membres du collectif dont il a la charge. D’entrer de jeux, il a dénoncé «la mauvaise exécution du plan social ARCEP qui a eu pour corollaire la mise au chômage de 119 pères et mères gabonaise», soulignant que la «note d’information n°99 / ARCEP/PCR/2011 datée du 7 novembre 2011» prise par le président du Conseil de régulation était sans nul doute illégale. En effet, la décision de suspension des indemnités de fonction de tous les cadres et la mise en oeuvre du plan social ne respectait pas les dispositions de la loi n° 003/94 portant Code du travail, notamment dans ses articles 57 et 59, a indiqué le président du collectif.

Entre autres griefs fait par le Collectif à l’encontre du Conseil de régulation, dirigé par Lin Mombo, «le refus d’associer le comité de concertation économique et social aux négociations», «la communication au comité de privatisation des informations erronés ayant servi de base de calcul des indemnités de services rendus (ISR) et de l’indemnité transactionnelle (IT) pour ce qui est des cadres dont les indemnités de fonctions ont été suspendues», mais aussi «la non mise en place d’une convention à la transactionnelle».

Autant de griefs qui ont motivé le Collectif à saisir l’opportunité de la phase citoyenne du dialogue politique pour interpeller, mais aussi proposer des pistes de solutions à cette situation qui perdure depuis plusieurs années.

Par ailleurs, Serge Patrick Minang, a relevé que malgré moult interpellations des pouvoirs publics, notamment l’Assemblée nationale, le Sénat, le Gouvernement ou même le Conseil d’Etat, leurs revendications sont toujours restées lettres mortes. C’est donc dans l’ultime but de rentrer dans leurs droits qu’ils ont saisi l’occasion du dialogue pour faire entendre leurs voix.

Les revendications majeurs soulignés par le Collectif durant ces assises étaient non seulement «le remboursement intégral des primes de fonction, le relèvement de l’indemnité transactionnelle», mais aussi «la reprise des négociations par la mise en place d’une convention».

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