Le cabinet de Me Moumbembé vandalisé

Dans la nuit du 08 au 09 mai courant, des personnes non identifiées ont fait irruption au Cabinet de Maître Jean Paul Moumbembé situé aux Charbonnages dans le premier arrondissement de Libreville.

GABON LIBREVILLE

Entrées par une des baies vitrées qui donne sur la voie express, le bureau de Me Jean Paul Moumbembé a été fouillé de fond en comble par des personnes qui cherchaient autre chose que des biens matériels. En effet, rien n’a été pris alors que plusieurs pièces ont été fouillées. Une chose tout de même curieuse, car plusieurs portes ont été ouvertes et des cantines contenant des dossiers sans que rien ne soit emporté.

Une effraction qui suscite des questionnements. Qu’est-ce qui a motivé l’arrivée de ces personnes au cabinet de Me Moumbembé? Qui est au demeurant un des avocats de Jean Ping ? Pour de nombreuses sources rencontrées sur les lieux, cette visite avait pour objectif de rechercher des armes qu’aurait dissimulé le leader de la Coalition pour la nouvelle République chez son avocat. Surtout, que depuis quelques jours, des rumeurs récurrentes relayées sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Whatsapp, font état d’un projet de perquisition des forces de l’ordre au domicile de Jean Ping.

Me Moumbembe interrogé par Gabon Media Time sur les lieux, y voit une manoeuvre de ses pourfendeurs qui viserait à l’envoyer en prison pour que jamais il ne reprenne du service comme avocat au barreau du Gabon. «Je ne fais pas de la politique, je ne soutiens aucun leader politique. J’aime mon métier d’avocat depuis toujours et j’ai défendu des hommes politiques de la majorité comme de l’opposition. Je fus l’avocat d’Omar Bongo Ondimba, de père Paul Mba Abessolo et bien d’autres, mais je ne fais de la politique. Je suis prêt à mourir pour mon travail, c’est à dire pour la défense des intérêt d’autres.», a-t-il argué.

Des agents de la police judiciaire (PJ) sont passés sur les lieux, ainsi que Maître Jean-Clair Abessolo, huissier de justice pour faire un constat en vue de l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Pour rappel, suspendu «illégalement» le 25 juin 2015, soit déjà près de deux ans «sans avoir été jugé par la Cour de cassation, chambres réunies, pour indélicatesse», Maître Jean Paul Moumbembé reprendra du service en juin prochain pour le bonheur des justiciables.

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