Le bolide Ferrari d’Ali Bongo qui crée la polémique

Ce jeudi 27 avril 2017, sur l’axe présidence de la République – Cathédrale Sainte Marie, au niveau de l’Etat major de l’armée de terre, une Ferrari noire est prise en photo avec à bord un individu à la silhouette de Ali Bongo Ondimba qui a créé la polémique sur les réseaux sociaux (Facebooke et Whatsapp).

Ce jeudi aux environs de 17 heures, trois photos ont commencé à circuler sur la toile. Sur ces dernières, une Ferrari de couleur noire dont le montant avoisinerait les 100 mille euros soit, plus de  65 millions de F CFA, au volant de laquelle un individu à la silhouette d’Ali Bongo Ondimba.

Les critiques se sont enchaînées. Marc Ona Essangui, secrétaire exécutif de Brainforest, n’a pas manqué de s’offusquer : «Voici les véhicules présidentiels. Au volant, le putschiste en chef en personne. Qui peut évaluer le prix de cette bolide?» se questionnait-il, avant de poursuivre: «Son prix ravitaille l’hôpital général en eau et en médicaments», faisait-il constater. «Le Mamba (Ndlr: l’opération de lutte anti-détournement de fonds initiée par le gouvernement) devrait plutôt orienter son venin de ce côté», a-t-il conclu.

D’autres internautes n’ont pas manqué de fustiger ces images. «Voilà, il nous montre que c’est à lui le Gabon», commente un jeune gabonais sur le forum Infos-Kinguelé. Un autre de poursuivre, «qu’avons, nous fait pour mériter des dirigeants aussi insensibles aux pleurs et aux peines du peuple. Conduire une voiture hors de prix, certainement acquise aux frais du contribuable, est une honte, surtout dans un pays où les écoles manquent de tables-bancs, les hôpitaux manquent de lits, de médicaments et de médecins qualifiés; mieux, le Gabon manque de route. A l’exception de ce boulevard du bord de mer, où est-ce qu’Ali peut-il conduire ce bolide? Je suis outré».

Par ailleurs, certains internautes se sont ligués pour défendre Ali Bongo estimant que les fils de Jean Ping s’exibent eux aussi avec des voitures hors de prix sur les réseaux sociaux, banalisant ainsi ces images qui circulaient sur la toile.

«Je ne serai heureux que lorsque les Gabonais le seront» disait Ali Bongo a l’orée de son premier septennat. En affirmant cela, le chef de l’Etat n’assujettissait-il pas son bonheur à celui des gabonais? Si tel est le cas, quel gabonais serait-il capable de rouler dans une Ferrari hors de prix?

Si conduire une telle voiture est normal, au regard des difficultés financières que traverse le pays, certains y voient du mépris à l’égard des populations gabonaises plongées dans la souffrance.

Laissez votre avis