L’ARCEP mise en cause dans l’explosion du prix des communications  

© ARCEP

Le récent rapport de la Cour des comptes n’a pas fini de révéler les irrégularités et autres malversations observées dans la gestion de certains établissements publics. Ainsi, selon ce document remis au président de la République, L’Autorité de régularisation des communications électroniques et des postes (ARCEP) dirigé par Lin Mombo serait à l’origine de la hausse du prix des communications dans le pays.

Les audits réalisés dans le secteur des télécommunications et plus particulièrement sur l’ARCEP ont permis aux juges de la Cour des comptes de déceler des anomalies non seulement sur le plan institutionnel mais aussi sur la gestion  des ressources humaines et financières de cet organisme. Il faut rappeler que cet organe est chargé d’une part de délivrer les accords préalables aux exploitants des réseaux ouverts au public dûment autorisés par les textes en vigueur et d’autre part de veiller à l’accomplissement par les opérateurs des formalités relatives à l’obtention des autorisations ou déclarations liées à l’exercice des activités du secteur.

Ainsi, dans son rapport, la haute juridiction financière a mis en lumière sur le plan institutionnel des irrégularités sur la délivrance des homologations car ne disposant pas d’un laboratoire technique. Pis, elle dénonce la surimposition dans le secteur de la téléphonie mobile qui a pour incidence une augmentation quasi exponentielle des coûts de communication comparativement à la taxation au niveau sous régional.

Autre élément mis à l’index par la Cour « les sanctions pécuniaires prohibitives pour non- respect des engagements contractuels qui ont pour conséquence d’annihiler les possibilités d’investissements des opérateurs du secteur de la téléphonie mobile ». Autant de facteurs qui contraindraient donc les différents opérateurs du secteur à  répercuter ces multiples taxes sur le prix de leur service, causant par ricochet des charges supplémentaires aux consommateurs gabonais.

Par ailleurs, la juridiction dirigée par Gilbert Ngoulakia n’a pas manqué de soulever des incongruités dans la gestion des ressources humaines et financières notamment « l’existence d’un personnel au profil inadapté aux missions de l’ARCEP ; l’octroi d’avantages injustifiés ; le recouvrement inefficace des restes à recouvrer », peut-on lire dans le rapport.

Laissez votre commentaire