L’Anac interdit de survol de l’espace aérien gabonais un Boeing imaginaire

C’est sans aucun doute la plus grosse bourde de communication qu’aura commise l’Agence nationale de l’aviation civile et qui n’a pas manqué de susciter des railleries sur les reseaux sociaux. Faisant suite à l’accident d’un avion de type Boeing 737 MAX de la compagnie Ethiopian Airlines qui a fait Près d’une centaine de victimes, l’agence en charge de sécurité aérienne dans le pays s’est fendue d’un communiqué vite tourné en dérision du fait d’avoir mentionné un imaginaire « Boeing 373 ».

C’est par le biais d’un communiqué rendu public ce jeudi 14 mars que l’Agence nationale de l’aviation civile du Gabon a tenu à réagir à la polémique internationale sur l’exploitation du Boeing 737 MAX mise en cause dans l’accident de la compagnie Ethiopian Airlines le dimanche 10 mars dernier. Ainsi, il était question dans cette communication que l’agence  suspende l’exploitation de cet aéronef de l’espace aérien et du territoire gabonais.

Sauf qu’une erreur monumentale s’est glissée dans ce communiqué, qui a d’ailleurs vite été retiré. En effet, dans le précédent communiqué il était indiqué « l’Agence nationale de l’aviation civile suspend le survol de son espace aérien et l’atterrissage sur son territoire des Boeing 373 MAX ». Une information qui n’a pas manqué de susciter des moqueries sur la toile, car le supposé « Boeing 373 MAX » n’existe nullement.

Le coup de semonce est venu de l’analyste économique Mays Mouissi, qui ironiquement et sur le ton d’humour, a relevé en réponse au tweet sur le compte de l’agence « mais pourquoi suspendez-vous le survol et l’atterrissage du 373 ? Il n’a rien fait de mal et en plus il n’existe même pas ». Un lapsus qui, loin d’être anodin, démontre quelque peu la légèreté avec laquelle la communication est tenue dans certaines administrations qui pourtant est la vitrine du Gabon à l’international.





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