Lambaréné: une mère met fin aux jours de son fils de 2 ans

C’est un fait divers des plus effroyables qui a eu lieu au quartier Carrière-meteré dans le deuxième arrondissement de la commune de Lambaréné, chef lieu du Moyen-Ogooué. Brenda Melighé, gabonaise la vingtaine à révolue, a mis fin aux jours de son fils âgée de 2 ans après lui avoir infligé une correction.

Consternation et effroi sont les mots qui transpirent au sein de la population de ce quartier du 2e arrondissement de la commune de Lambaréné. Le 19 Février dernier, jour fatidique, où Brenda Melighé 21 ans s’apprêtait comme à l’accoutumée, à vaquer à ses obligations professionnelles, lorsque son fils Elysé Brayan 2 ans, décide malgré son interdiction de la suivre. La persistance de l’enfant, inconsolable, ne sera pas du goût de sa génitrice, qui lui infligera une correction des plus exemplaire avant de rejoindre son lieu de travail. 2 heures après, le décès de l’enfant est constaté par le  voisinage qui l’informera par la suite Brenda.

Les conclusions de l’autopsie pratiquée sur le corps du défunt, au Centre hospitalier régional Georges Rawiri de Lambaréné, sont sans appels. La mort du jeune Elysée Brayan remonte effectivement au 19 février 2018 vers 13h. Le corps sans vie du garçonnet, selon les résultats de l’autopsie, présente des hématomes et une bosse à la nuque. Et de conclure, que le corps du défunt présente des signe de maltraitance.

Arrêtée puis placée en garde à vue pour nécessité d’enquêtes, Brenda Melighé stupéfaite semble amèrement regretter son acte. «Je ne sais pas ce qui m’arrive. Brayan est mon fils unique, il a 2 ans et il a toujours vécu avec moi. Mais chaque fois que je sors, il pleure pour venir avec moi. Et c’est ce qui s’est passé ce lundi 19 février 2018. Je m’appretais pour sortir vers 11h pour me rendre au quartier Marteau, où je gère un bar. Mon fils s’est mis à pleurer comme d’habitude. je lui ai dit de rester à la maison avec les autres, mais il ne voulait rien comprendre. Alors, je l’ai tapé avant de lui intimer l’ordre de ne plus me suivre. Après l’avoir puni je suis partis à mon travail. Mais, après une heure, voir deux heures de temps, j’ai été informée par les voisins que mon enfant était mort. En rentrant précipitamment à la maison, je n’ai pu que constater que le décès de mon fils. Je regrette sincèrement ce qui vient de se passer», a-elle confié.

Un énième drame, en moins d’une semaine après le parricide constaté dans la commune d’Akanda au nord de Libreville. Les violences sur mineurs sont des faits réguliers au Gabon. En 2015 déjà, l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE) publiait une étude sur la question. Révélant ainsi, que 77% des enfants, entre 8 et 15 ans, sont victimes de violences aussi bien physiques, psychologiques, morales que sexuelles. Selon l’enquête de l’ONDE, la famille est le lieu où s’exercent la grande majorité des violences envers les enfants et la quasi totalité des homicides d’enfants.

En toute impunité, la famille peut se révéler comme une des pires zones de non-droit, et se transformer en un véritable système totalitaire où tous les droits fondamentaux des enfants peuvent être bafoués, où il est possible de commettre des crimes et des délits inconcevables sur des personnes sans défense, totalement dépendantes, et privées de liberté.

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