Lambaréné: écroué pour viol sur une fillette de 2 ans

Jean-Marc Ndembé, le présumé violeur © L'Union

Un jeune Gabonais de 22 ans, Jean-Marc Ndembé, a été la semaine dernière placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Lambaréné. Les faits rapportés par le quotidien L’Union dans sa parution du vendredi 23 novembre dernier, révèlent que le jeune homme est accusé d’avoir abusé sexuellement d’une enfant âgée de seulement 2 ans.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 novembre dernier, au quartier Adouma, dans le premier arrondissement de la commune de Lambaréné. Ce soir-là, Jean-Marc Ndembé, alcoolisé selon ses dires, aurait entendu des pleurs d’enfant, qui semblaient venir de la maison voisine à la sienne. Il s’y est alors rendu et, trouvant une fillette de 2 ans, l’a soulevée et emmenée  avec lui.

« J’ai soulevé l’enfant dans le but d’aller la remettre à sa mère qui se trouvait dans les parages. En chemin, j’ai changé d’avis en couchant avec la petite sur l’herbe. Je ne me suis pas posé la question sur son âge à cause du vin que j’avais consommé auparavant. Une fois mon plaisir assouvi, je suis revenu sur mes pas pour déposer la petite là où je l’avais prise. Je regrette mon geste», a-t-il avoué au cours de son audition devant le procureur de Lambaréné.

En rentrant chez elle, la mère de la fillette trouve son enfant « en pleurs et baignant de sang ». En questionnant la grande fille restée à la maison, elle découvre que c’est Jean-Marc Ndembé qui serait venu prendre la gamine, avant de la ramener un peu plus tard. La maman s’est immédiatement rendue avec sa fille au Centre hospitalier régional Georges Rawiri de Lambaréné, afin de la soigner et de faire établir un certificat médical.

Une plainte sera ensuite déposée, ce qui conduira à l’arrestation de Jean-Marc Ndembé, qui passera rapidement aux aveux dans les locaux de la police des moeurs du commissariat central de Lambaréné. Placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Lambaréné, le prévenu est poursuivi pour viol sur mineure de moins de 15 ans, conformément aux articles 256 et 259 du Code pénal gabonais.

Alors que la communauté internationale vient de célébrer la Journée internationale des Droits de l’enfant et  la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, cet énième fait de viol vient encore une fois indexer la société gabonaise. L’on peut en effet se demander ce qui peut amener des hommes, visiblement conscients et responsables de leurs actes, à s’adonner à des actes aussi abominables sur des femmes, pire sur des petites filles.

Comment un homme de 22 ans peut-il parler de « coucher » avec une enfant en bas-âge ? Il serait peut-être temps que les autorités gabonaises et les associations fassent le point sur ce problème de société, afin d’éduquer la population, et de prendre les mesures nécessaires pour mieux protéger les citoyens les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants.

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