mercredi,22 septembre 2021
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Lambaréné: arrêtés pour viol en réunion, les trois mis en cause curieusement épargnés par le procureur

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Déférés devant le parquet de Lambaréné pour viol en réunion le vendredi 30 avril dernier sur une jeune femme 3 jeunes hommes ont été curieusement été blanchis. En effet, malgré les aveux des présumés agresseurs, la détention de chanvre indien et la teneur du rapport médical dûment établi par un médecin assermenté, le Procureur a jugé les accusations vagues au grand dam de la famille de la victime abasourdie, rapporte L’Union dans sa livraison du 8 au 9 mai 2021.

C’est une décision qui continue de provoquer l’ire des populations à Lambaréné. Elles qui se croyaient débarrassées d’une bande de délinquants qui semait la terreur précisément au quartier Isaac où les jeunes filles ne devraient plus se promener seules à une certaine heure. Et pour cause, le parquet de la République près le tribunal de première instance de Lambaréné a décidé de remettre en liberté 3 éléments de la bande de présumés violeurs d’une jeune fille le vendredi 30 avril dernier. 

Interpellés après avoir commis leur basse besogne, les 3 individus n’hésitent pas à reconnaître leur forfait. On apprend que la victime avait été approchée par l’un d’entre eux mais sans suite. C’est donc pour lui faire payer son refus qu’elle sera agressée en groupe. D’ailleurs le rapport médical établi par un expert de la santé soutient cette thèse d’un viol en réunion. Soumis au parquet, le document sera tout bonnement mis en doute. Aussi, le Procureur n’aurait pas consigné les aveux de consommation de chanvre indien par les mis en cause avant de passer à l’action.

Une source familiale, exerçant dans le domaine, aurait révélé à L’Union que cette affaire n’a jamais été soumise à l’appréciation du juge d’instruction. « C’est au niveau du bureau du procureur que cela s’est joué. C’est dommage !», a-t-elle confié. Avant de poursuivre en interpellant les autorités judiciaires de la localité qui foulent aux pieds le travail abattu par les Officiers de police judiciaire (OPJ) pour faire toute la lumière dans ce type d’affaire qui met aux prises la justice à l’affinité. « Ils n’auraient pas dû les laisser partir libres », a-t-elle déploré. Difficile d’imaginer la situation psychologique de la victime qui craint assurément une récidive ou simplement des représailles. Sapristi !

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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