L’âge de départ à la retraite fixé à 63 ans

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Du 30 octobre au 10 novembre 2017, s’est tenu à la Chambre de commerce de Libreville, des assises nationales sur la revalorisation de la pension retraite. Cette rencontre qui a vu la participation des représentants de l’administration publique, des confédérations patronales et des syndicats avait pour objectif de discuter de la revalorisation des paramètres de calcul de la pension-retraite des agents publics et privés.

Ce conclave entamé le 30 octobre dernier en présence du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, était organisé par le ministère de la Protection sociale, en collaboration avec la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), la Caisse des pensions et des prestations familiales des agents de l’Etat (CPPF) et le Fonds national d’aide sociale (FNAS) avait pour objectif de parvenir à harmoniser les points de vue sur de nouveaux paramètres de calcul de la pension.

Ainsi, au terme de ces travaux, les parties ont convenu d’arrêter l’âge de départ à la retraite à 63 ans aussi bien dans le secteur public que privé. De manière détaillée, dans le public la durée maximale de cotisation passe de 37.5 ans alors qu’il était à 30 ans, la durée minimale est arrêtée à 10 ans, la mise en place d’une retraite proportionnelle après 10 ans de service; le taux de remplacement passe de 30 % à 70 et 75% au bout des 30 années; et le taux de cotisation de 6 à 7% dès 2018 puis 8% après autonomisation de la CPPF (travailleurs) et État 16%.

Dans le privé, la durée d’immatriculation est fixée à 25 ans; la durée d’assurance sera de 25 ans pour une durée minimale de 15 ans; le salaire de référence concerne les 5 dernières années; il est convenu également de la mise en place d’une retraite proportionnelle à 15 ans; et le taux de cotisation passe de 2.5 à 4% pour les travailleurs et 5.5 % pour les employeurs dès 2018 et 6% en 2020.

Pour le ministre d’Etat en charge de la Protection sociale, Paul Biyoghe Mba, l’actualisation de ces paramètres s’imposait  par la nécessité d’une revalorisation de la retrait au vu de la précarité dans laquelle se trouvaient les employés gabonais. Ces mesures ont été également saluées par les représentants des organisations syndicales qui y voient de grandes avancées.

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