Laccruche Lelabou : «Ce n’est pas parce que mon petit-frère a eu des soucis, que je suis mêlé à ses affaires»

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Le directeur général de l'Oprag Landry Régis Laccruche Lelabou © D.R.

Etablissement public à caractère industriel et commercial doté de la personnalité juridique et jouissant de l’autonomie de gestion administrative et financière, l’Office des ports et rades du Gabon (OPRAG) a récemment été au centre d’un « procès d’intention » dans le cadre de l’opération anticorruption scorpion, notamment sur le supposé transfert de 6 milliards de FCFA à la société Dupont Consulting company et relayé par l’hebdomadaire Jeune Afrique. Des assertions balayées d’un revers de la main par le directeur général Landry Régis Laccruche Lelabou jugeant cette information erronée et estimant n’être que la victime collatérale d’un délit de patronyme. 


Dans un entretien accordé à Gabon Media Time, le patron de l’autorité portuaire a tenu à revenir sur les accusations dont cette entité avait fait l’objet. En effet, selon l’hebdomadaire panafricain, l’institution portuaire aurait transféré près de 6 milliards de FCFA à la société Dupont Consulting company exerçant dans le secteur d’activité de « réalisation des prestations comptables, fiscales, sociales, gestion, recouvrement, audit et représentation commerciale et administrative ». Une information démentie par Landry Régis Laccruche Lelabou qui a assuré que l’office n’a jamais contracté avec ladite entreprise.

Créé par l’ordonnance n°41/74/PR/MTPTAC du 30 mars 1974 et bien que en charge de la mise en oeuvre de la politique du gouvernement en matière portuaire, d’administrer et de gérer les ports maritimes, les rades et installations fixes ou mobiles, l’Oprag, selon son directeur général, ne détient pas un pouvoir « économique et financier », aussi important que le commun des Gabonais peut le penser. « Nous réalisons 14 milliards de chiffres d’affaires, qui sont absorbés par les investissements, le fonctionnement ou encore les salaires. Nous tournons avec une trésorerie maximale de 500-600 millions de francs CFA », a relevé Landry Régis Laccruche Lelabou. Une trésorerie qui de facto rend impossible la distraction d’un montant aussi faramineux.  

Pour le patron de l’autorité portuaire, le procès d’intention dont il est la principale victime est le fait qu’il porte le même nom que certaines personnalités mises en cause dans le cadre de l’opération anticorruption scorpion notamment ses frères cadets Brice Laccruche Alihanga et Gregory Laccruche. « J’ai hérité du patronyme de mon père certes, mais en bon Bantou, je porte également le nom de Lelabou. Ce n’est pas parce que mon  petit frère a eu des soucis, que je suis de près ou de loin mêlé à ses affaires. A mes détracteurs et tous les Gabonais, je dis ceci : laissez-moi travailler et vous me jugerez à la fin », a-t-il martelé. 

Par ailleurs, Landry Régis Laccruche Lelabou a relevé qu’il était quasi incompréhensible qu’il se soit lancé dans ces agissements, lui qui a fait toutes ses classes au sein de l’Office des ports et rades du Gabon. « J’y ai passé plus de 24 ans, dont 14 ans à la capitainerie. J’ai fait mes classes ici, l’Oprag c’est comme mon bébé. Je ne peux permettre que l’on tue l’Oprag, car cela reviendrait à me tuer moi. Je compte prendre ma retraite ici, dans sept ans », a-t-il martelé. Ajoutant d’ailleurs qu’il comptait bien poursuivre sa mission au sein de cette structure pour le plus grand bien des populations gabonaises.

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