Laccruche Alihanga pointe du doigt les errements qui ont plombé le premier mandat d’Ali Bongo

Brice Laccruche Alihanga, Directeur de Cabinet du président de la République © D.R

La question du bilan du premier mandat d’Ali Bongo Ondimba a longtemps été éludée, donnant l’impression d’un échec au sein de l’opinion nationale. C’est donc pour y apporter une réponse, que lors de l’entretien accordé à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, le directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga, a  tenu à dresser un bilan, estimant que celui-ci a connu quelques manquements qu’il était nécessaire de rectifier pour le bien être des populations gabonaises.

Depuis sa nomination au poste de directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Brice Laccruche Alihanga dit “BLA” a imprimé un style qui lui est propre alliant rigueur et pragmatisme. Dans cette interview, c’est sans détour qu’il a évoqué le bilan du premier septennat d’Ali Bongo Ondimba, qui selon lui n’a pas donné les résultats escomptés du fait du mauvais casting opéré par l’exécutif durant cette période. Il a tenu par son discours, a marqué une forme de rupture avec les habitudes qui ont prévalue entre 2009 et 2016.

Dressant le tableau économique et sociale observé au moment de sa prise de fonction, Brice Laccruche Alihanga a indiqué que la situation économique était presque «délétère», tandis que sur le plan politique elle commençait à s’apaiser grâce au choix opéré par Ali Bongo de convoquer la classe politique à un dialogue. Il a noté «un manque de cohérence globale» de ceux qui étaient chargé de la mise en oeuvre de la politique gouvernementale. «Comme tous les pays producteurs de pétrole, nous avons eu une très belle période en début de premier mandat. Depuis, la situation s’est détériorée, il y a eu beaucoup d’abus», a-t-il fustigé.

Pour le jeune directeur de cabinet, le premier mandat d’Ali Bongo Ondimba a été plombé par «des erreurs dans le choix des hommes et le contrôle de leur travail»; «C’est un peu l’histoire de la cigale et de la fourmi. Quand le prix du baril était très élevé, certains se sont crus tout permis. Il y a eu de nombreux errements», fait il remarquer.

Sans douter de la politique impulsée par Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga a souligné la nécessité de faire preuve d’une plus grande rigueur dans la gestion des deniers publics. Et cela passe, selon lui par le choix d’hommes capables de mettre au dessus de l’intérêt personnel, l’intérêt supérieur de la Nation. «Nous, les plus proches collaborateurs du président, devons être exemplaires pour que tous les autres le soient aussi. Des dispositions importantes ont été prises pour éviter le renouvellement des erreurs du passé», a-t-il martelé.

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