La suspension de plusieurs directeurs à l’Aninf serait-elle due aux Cybers attaques d’Anonymous ?

Selon des informations relayées par l’hebdomadaire La Loupe, dans son spécial numéro 16 de ce vendredi 2 décembre, plusieurs directeurs de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) ont été suspendus de leurs fonctions par le directeur général, Alex Bongo Ondimba. Cette mise à l’écart de ses collaborateurs serait semble-t-il consécutive à la mise hors service de 284 sites reliés au nom de domaines ga par le groupe de cyber activiste Anonymous.

Que se passe-t-il à l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences ? C’est la question que se pose l’opinion, suite à l’information faisant état de la suspension de quatre directeurs au sein de cette agence.

En effet, dans une note de service numéro 4648 daté du 30 novembre 2016, et signé du directeur général, Alex Bongo Ondimba. Ce dernier annonce la suspension « de leurs fonctions jusqu’à nouvel ordre », des directeurs: de la sécurité (DSI), des applications (DAP)  de l’ingénierie et du réseau et du directeur financier.

Par ailleurs, la note ne précise pas les raisons de cette éviction de masse au sein de l’agence, qui a pour missions régaliennes,  « le développement de l’infrastructure numérique sur l’ensemble du territoire national, la gestion harmonieuse du spectre des fréquences, le développement cohérent des applications e-Gouvernement, la gestion et le contrôle des ressources liées aux investissements en matière d’informatique ».

En outre, selon les témoignages de plusieurs agents, recueilli par le journal La Loupe, « Zimbra : la plateforme de gestion des emails, des sites internet des administrations du Gabon est inaccessible depuis plus d’une semaine. Donc, impossible d’aller sur les sites internet des ministères…La partie web est bloquée, y compris la messagerie. C’est pourquoi, ils ont été sanctionnés ».

Le blocage observé de plusieurs sites gouvernementaux et institutionnels serait l’œuvre du groupe de hackers activistes Anonymous. Ce mouvement d’hacktivistes, se manifeste généralement sur Internet, et se présente comme des défenseurs de la liberté d’expression sur Internet et en dehors. Il procède le plus souvent par des attaques par déni de service (DoS). Elles consistent à rendre indisponible un service, empêcher les utilisateurs légitimes d’un service de l’utiliser. Ils peuventt ainsi bloquer un serveur de fichiers, rendre impossible l’accès à un serveur web ou empêcher la distribution de courriels dans une entreprise.

Un membre de ce collectif, sous le pseudonyme opGabon, nous révèle que « Pendant presqu’un mois, le site Times Gabon a été mis à terre complètement. Nous faisons subir de lourdes dépenses financières au régime d’Ali Bongo. C’est une bataille souterraine dont seuls les fameux émergents connaissent le coût qu’ils ne diront pas publiquement. On les affaiblit de toutes sortes de façon ». Il conclut en soulignant « Anonymous inflige de lourdes dépenses au régime d’Ali Bongo depuis 2013 avec notre campagne contre les crimes rituels qui a mis le Gabon sur la sellette. »

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