La Sogatra cesse ses activités pour environ 750 millions de FCFA de dette  

Il s’agit d’une dette que la Société Gabonaise de Transport (Sogatra) a du mal à régler à son assureur AXA. Face à cette difficulté, Estelle Ondo, ministre des Transports a décidé de suspendre les longues lignes de ladite société au profit des lignes interurbaines. Une décision que ne partagent pas les agents syndiqués qui, au nom de la sécurité de tous ont préféré suspendre toutes les lignes en attendant le renouvellement de toutes les assurances. Tout en espérant que cette mesure ministérielle ne soit pas un moyen de licencier certains travailleurs.

Il faudra sans doute que la Direction générale de  la société, règle cette ardoise qui n’a que trop duré pour revoir ces bus imposants à travers les artères de la capitale gabonaise et l’intérieur du pays. Pour prévenir tout accident difficile à gérer,  le ministre en charge des Transports et de la Logistique à décidé de mettre certaines lignes au placard.

Dans une sortie médiatique récente, le secrétaire général du Syndicat des conducteurs et des techniciens (Sycotec), Cyrille Gaston Ndoudi Ledoumou a déclaré que : « Nous nous sommes dit que si c’est pour des raisons d’assurance, il est hors de question d’exploiter parce que le risque des accidents n’est pas seulement en interurbain. Il est aussi en zone urbaine. Pour éviter de faire une chose et son contraire, il était donc judicieux pour nous, les partenaires sociaux, d’arrêter l’activité provisoirement à la Sogatra, jusqu’à ce que cette situation avec les assurances puisse être résolue ».

Selon les explications des agents,  la dette avoisinerait les 750 millions de FCFA.  L’assureur a demandé un règlement préalable de 150 millions de FCFA.  Les agents de Sogatra qui sont estimés à 1080 aujourd’hui craignent que cette décision cache une manœuvre visant à réduire les effectifs. Néanmoins, « En 2015, lorsque Patrick Assélé est arrivé, ils ont trouvé des arrangements. Donc nos bus étaient assurés parce que dès lors, nous reversions un peu d’argent à Axa. Mais nous sommes surpris de constater qu’Axa a remis tout cela en cause et aujourd’hui Axa pose de nouvelles conditions. Mais c’est tout à fait normal, ce sont eux qui nous assurent », a indiqué un syndicaliste.

Cet arrêt d’activités intervient à un moment de la rentrée des classes annoncée le 2 octobre prochain. Une situation qui laisse entrevoir des difficultés de déplacement pour les scolarisés.