La société civile vent debout contre le plan d’austérité

Assemblée générale de Dynamique Unitaire à Awendjé © GMT

Sous l’impulsion de la centrale syndicale Dynamique unitaire (DU), plusieurs organisations de la société civile gabonaise et personnalités politiques, se sont retrouvées ce mercredi 11 juillet 2018, à Awendjé dans le 4èle arrondissement de Libreville, pour protester contre les mesures d’austérité prises en Conseil des ministres le 21 juin dernier qui, selon eux, visent d’avantage à «précariser les travailleurs gabonais».

C’est en présence de plusieurs centaines de personnes, de leaders de la société civile et du monde politique entre autres, Marc Ona Essangui, Coordonnateur Gabon de la campagne Tournons la Page (TLP), Régis Malembe, président du Syndicat national des agents du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Synafopra), Aimé Nzamba, président de la Nouvelle alliance Républicaine (NAR), François Ondo Edou, Vice-président de l’Union nationale (UN), Bruno Ben Moubamba, président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR), que la DU a déclaré la guerre contre les mesures d’austérité prises récemment par le gouvernement.

C’est donc un Jean Rémy Yama en chef de guerre qu’on a retrouvé ce jour sur leur habituel site, le terrain de basket d’Awendjé. Celui qui, dans une guerre sans merci, entend mener ses troupes et ses alliés jusqu’à la victoire finale, même «au péril de sa vie», a dans son viseur notamment, la mise sous bon de caisse des agents publics et la baisse des salaires.

«Notre objectif doit être sans ambiguïté : nous disons au gouvernement que si le 25 juillet prochain tu tentes, alors là, tu nous trouveras sur ton chemin. Car la DU qui est aujourd’hui en mode revendication, va basculer en mode combat», a-t-il indiqué, avant de convier ses compatriotes à braver la peur et poser des actions. «Nous n’aurons d’autres choix que la marche pour mettre hors d’état de nuire  ces mesures et ceux qui en sont à l’origine», a-t-il précisé.

Un appel à la mutinerie qui a été salué par d’autres leaders syndicaux tels que Marc Ona Essangui qui a estimé que nous sommes face à un effet boomerang tout en précisant que, «les agents publics n’ont pas vocation à être les boucs émissaires de la mauvaise gouvernance orchestrée par  les dirigeants qui depuis 2009 ont confondu les caisses de l’État à leurs poches».

Même son de cloche pour le président du Synafopra, Régis Malembe, qui semble plus que déterminé à mener à bien cette campagne auprès de la DU. «C’est une affaire désormais commune, c’est une situation qui concerne tous les agents publics. Il n’appartient donc plus à chaque structure d’aller en rang dispersé, mais plutôt ensemble (…) le président Jean Rémy Yama l’a dit, après la mise en œuvre de ces mesures nous organiserons une marche qui, nous en sommes convaincus, fera reculer le gouvernement», a-t-il martelé.

Le rendez-vous a donc été fixé pour le 25 juillet prochain, date à laquelle, en cas de mise en œuvre desdites mesures, les différentes parties seront appelées à peaufiner une stratégie de riposte proportionnelle à l’attaque envoyée par le gouvernement et le président de la République qui selon les travailleurs, est le principal artisan de ces décisions.

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