La société civile traduit en justice le directeur de la Prison centrale de Libreville

Prison centrale de Libreville © D.R

Faisant suite aux informations sur des supposés actes de violations de Droits de l’Homme dont se serait rendue coupable la direction de la sécurité pénitentiaire, le Réseau des organisations de la société civile pour la bonne gouvernance (ROLBG) a adressé une correspondance au procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong dans laquelle elle dénonce et de demander l’ouverture d’une enquête sur les prétendues cas de tortures qui auraient lieu au sein de la prison centrale de Libreville.

En effet, cette plainte signée du président du ROLBG, Georges Mpaga est à l’encontre du directeur de la prison centrale de Libreville, Paul Mitombo et son adjoint Stéphane Loundou, qui se seraient rendus coupables d’actes de tortures et de brutalités corporelles sur l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe, en détention préventive depuis septembre 2016.

Il est reproché aux responsables de «Sans famille» de souvent mettre en salle d’isolement ses prisonniers et de coordonner des actes de tortures. Cette organisation de  la société civile s’insurge contre ces comportements répréhensibles qui d’ailleurs ont été dénoncés par les parents des détenus.

«La société civile ne peut rester insensible à ces tortures au risque de se passer pour complice. Les prisonniers méritent des traitements humains. Malheureusement, ceux qui se trouvent dans les geôles pour raisons politiques sont victimes d’acharnement et de toutes sortes de tortures. De tels comportements sont à bannirs», a soutenu Georges Mpaga dans sa missive.

Il faut noter que c’est en sa qualité de directeur de la prison que Paul Mitombo est traduit en justice. L’ONG attend de ce dernier, qu’il cite les auteurs de ces actes de tortures, ainsi que les véritables commanditaires pour qu’ils répondent personnellement de leurs actes devant la justice.