La société civile dénonce les violations des droits de l’homme en cours au Gabon

C’est à la faveur d’une déclaration de presse rendue publique le samedi 9 septembre dernier au siège du , le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), que la société civile a tenu à s’exprimer sur la situation sociopolitique que traverse le pays depuis la fin des élections présidentielle du 27 août 2016, qui ont vu Ali Bongo être proclamé vainqueur.

Cette communication des organisations de la société civile avait pour objectif d’attirer l’attention de la Communauté internationale sur le climat délétère que traverse le pays, mais aussi sur les graves violations des droits de l’Homme observés depuis près d’un an.

Ainsi, elle a tenu à condamner les actes d’intimidations et les arrestations des personnalités politiques et de la société civile qui se sont multipliés ces derniers jours. Elle cite au titre de ces actes de violation des droits de l’Homme, «la répressions généralisée des populations; les arrestations arbitraires suivies d’emprisonnement sans jugement dont celle de M.Massavala Frédéric, ancien ministre et porte parole du président Jean Ping (…) sans oublier d’autres détenus d’opinion à l’instar de Bertrand Zibi et Landry Washington pour ne citer que ceux-là; l’interdiction de sortir du territoire national (…) aux principaux leader politique de l’opposition; la suspension de la RTN».

Face à ces dérivés qui semble désormais se multiplier, laissant planer un risque sur la stabilité du pays, la société civile a une nouvelle fois réitéré son appel au Conseil européen afin de «lancer un processus de concertation au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou». Avant d’attirer l’attention de «l’Union européenne sur les dangers de ne pas prendre en compte l’entêtement du pouvoir».

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