La SMAG en passe de licencier 65 salariés

La crise économique qui sévit actuellement au Gabon n’épargnera pas la Société meunière et avicole du Gabon (Smag), depuis novembre 2016, son directeur général, Bruno Landit prévoirait de licencier 65 employés nous rapporte Echos du nord dans sa parution n°410 du mercredi 22 Février 2017. L’entreprise évoque des difficultés financières qui ne lui permettent plus de supporter sa masse salariale.

Une mesure qui suscite des questionnements. L’hebdomadaire fait remarquer que dans le quotidien «l’Union» du 9 décembre 2016, «il est écrit noir sur blanc que l’économie de la Smag se portait très bien», tout en précisant que : «L’activité meunière et avicole a enregistré des résultats globalement positifs durant le premier semestre 2016. Ainsi, la production de farine a légèrement progressé de 0,4 %, pour se situer à 34 998 tonnes. De même, la production des aliments pour bétail a connu une hausse de 10,6 %, soit 14 788 tonnes, en raison de la forte demande des éleveurs indépendants. Parallèlement, la production des œufs s’est élevée à 22,1 millions d’unités, en hausse de 2 % par rapport à fin juin 2015. Compte tenu de ces performances agro-industrielles, le chiffre d’affaires s’est amélioré de 3,3 %, pour un montant de 16,9 milliards de FCFA.»

Au fait de ces chiffres qui battent en brèche les difficultés financières évoquées par la direction de la SMAG, le personnel serait monté au créneau pour voir si réellement il y a baisse des recettes pouvant justifier, la mesure de licenciement pour motif économique projetée par Bruno Landit. «Comment peut-on penser faire un licenciement économique quand une entreprise se porte bien. Comment peut-on nous parler de licenciement quand l’entreprise refait son parc automobile ? Il faut qu’on arrête de se moquer des gens. Nous ne sommes pas des imbéciles», a précisé un des travailleurs à nos confrères d’Echos du nord.

Par ailleurs, les agents de la SMAG reprocheraient à leur DG des propos racistes et des intimidations à leur égard poursuivent nos confrères. Précisant : «Il dirait à qui veut l’entendre qu’il a l’accord de l’Office national de l’emploi. Que ceux qui ne veulent pas partir finiront par accepter, car lui ne reculera pas devant son projet de licenciement». Les employés quant à eux, qualifient d’illégal, le licenciement économique à venir : «Il n’y a pas d’argent, nous dit le directeur, mais on installe de nouvelles machines à l’intérieur du pays. Il n’y a pas d’argent, mais un responsable qualité est en train de se faire embaucher. Il n’y a pas d’argent, mais les agents de l’inspection sont en train de défiler pour recevoir des enveloppes. Finalement, il n’y a pas d’argent pour le travailleur, mais pour la corruption.» a conclu Echos du nord.

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