La SEEG rassure sur la qualité de l’eau distribuée et prévoit étendre son champ d’exploitation

Usine de traitement d'eau de Ntoum © GMT

Dans l’optique d’édifier les populations sur les conditions de production et d’approvisionnement en eau à Libreville et ses environs, la Société d’energie et d’eau du Gabon (SEEG), filiale du groupe français Veolia, a organisé à l’endroit des médias une visite pédagogique des installations de production d’eau potable de Ntoum et des stations périphériques.

Lors de cette visite il était question d’expliquer le processus de transformation de l’eau brute en eau potable. Cette démarche a été également l’occasion pour les responsables de l’entreprise de répondre aux interrogations des populations sur les problèmes qu’elles rencontrent au quotidien, notamment sur les délestages observés dans certaines zones de la capitale.

Ainsi, il faut noter que l’eau potable qui alimente Libreville et ses environs est produite à l’usine de Ntoum puis acheminée vers Libreville. Le système d’approvisionnement en eau brute se fait à travers les 4 stations de pompage sur les rivières Mbé, Saza, et Meba, côté nord et la rivière Assango côté sud pour alimenter la Nzémé en période d’étiage. De la rivière Nzémé, l’eau brute est ensuite pompée vers le centre de traitement d’eau de Ntoum.

Concernant les difficultés d’approvisionnement en eau potable observé dans plusieurs quartiers, le directeur délégué Eau Estuaire en charge de la production et la distribution pour les villes de Libreville, Owendo et Akanda, Philippe Nlome Nze, a expliqué que «depuis le début de l’étiage, donc depuis début juillet, nous connaissons une baisse du niveau de nos rivières, et c’est ce qui malheureusement nous apporte quelques perturbations sur le réseau d’eau de Libreville dans certains secteurs de distribution et c’est généralement les points les plus hauts de la ville et les coins les plus éloignés des conduites principales».

Par ailleurs, dans le soucis de ne pas causer trop de désagrément à ses usagers, la SEEG avait, dès le début de cette période difficile,  mise en place une mesure urgente, visant à maintenir un approvisionnement acceptable dans l’ensemble des quartiers de Libreville. Malgré un manque de «15% des capacités de production», l’entreprise procède du mieux qu’elle peut pour répartir les volumes d’eau disponible pour satisfaire sa clientèle.

En outre, concernant les secteurs où la situation n’est toujours pas réglé, la Société d’energie et d’eau du Gabon a mis en place depuis peu une distribution d’eau gratuite, soit 20 000 mètre cube d’eau par jour. Philippe Nlome Nze, a egalement rassuré les populations sur la qualité de l’eau distribuée par l’entreprise. «A chaque étape du processus, du captage, du transport et de distribution de l’eau le produit est contrôlé. Nous avons des laboratoires et nous veillons à ce que cette eau réponde aux directives de l’Organisation mondiale de la santé»; a t-il expliqué.

Outre la mise en service d’une nouvelle station de traitement des eaux de résurgences de l’ex carrière de la société Cimgabon d’une capacité de 16 000men 2016, la SEEG dans l’optique d’augmenter ses capacités de production et ainsi répondre aux besoins des populations, prévoit la construction d’une nouvelle extension de l’usine CimGabon, d’une capacité de production de 36 000m3 par jour.  

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