La SEEG hôte d’une réunion scientifique sur le paludisme

De gauche à droite, Dr Minault Zima Ebeyard representant du Directeur général de la SEEG, Dr Jean Koko, Dr Safiou Abdul Razack directeur du PNLP © GMT

Ce vendredi 27 avril, le siège de la Société d’energie et d’eau du Gabon (SEEG) sis au Centre-ville a servi de cadre à une réunion scientifique sur le paludisme. Cette rencontre s’inscrit dans la droite ligne de la célébration le 25 avril dernier de la journée mondiale de lutte contre cette maladie qui constitue un véritable problème sanitaire en Afrique subsaharienne et plus particulièrement au Gabon.

Dans la droite ligne de la cérémonie de distribution de moustiquaires imprégnées à Bikélé dans le 3ème arrondissement de la commune de Ntoum organisée à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, les locaux de la SEEG ont accueillis plusieurs experts scientifiques provenant entre autres du département de parasitologie de l’Université des sciences de la santé (USS), du Centre de recherche médicale de Lambaréné (CRML), et du Centre international de recherche médical de Franceville (CIRMF).

Organisée par le Programme national de lutte contre la paludisme (PNLP), cette rencontre scientifique a pour objectif d’échanger sur les différents moyens de lutte, face à une maladie dont la résistance semble se développer désormais. D’où la nécessité d’améliorer la connaissance sur ce fléau à travers l’organisation de telle rencontre.

«Toute les décisions que nous prenons en matière de lutte contre le paludisme qui sont contenues dans nos directives nationales, nous les tirons des travaux que les instituts de recherche mènent et pour nous permettre d’élaborer des directives adaptées au contexte de notre pays ce sont les chercheurs qui nous fournissent de la matière, c’est à eux de nous dire si un médicament ne marche plus», a souligné le directeur du PNLP, le Dr Safiou Abdul Razack.

Présidant les travaux de cette réunion, le Dr Jean Koko a d’ailleurs explicité de manière pratique l’impact que peut avoir cette maladie sur le plan sanitaire. Ainsi, au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), où il officie en qualité de médecin pédiatre, il révélé que durant cette journée «sur les 50 personnes hospitalisées ce jour, 18 cas l’ont été à cause du paludisme». Ces statistiques bien que journalières, montrent  la gravité de la propagation de cette maladie.

Lors de son intervention, le représentant du directeur général de la SEEG, le Dr Minault Zima Ebeyard, a souligné l’engagement de cette entreprise citoyenne dans la lutte contre le paludisme. «Il s’agit certes pour nous de rentrer dans notre responsabilité sociétale parce que nous sommes une entreprise citoyenne, mais nous devons accompagner toutes les actions qui sont faites dans ce cadre. Nous sommes aussi en face d’un fléau social et pas seulement sanitaire, parce que c’est une maladie qui peut impacter également notre économie au vu de son taux de morbidité», a-t-il relevé.

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