La résolution des eurodéputés jugée «inopportune» par les parlementaires PDG

La résolution n°2017/2830 RSP, portant sur «la répression de l’opposition», du parlement européen adoptée le 14 septembre dernier n’a pas laissé les députés du Groupe parlementaire du Parti démocratique gabonais (PDG) indifférents. Ces derniers ont dans une déclaration parue dans l’Union de ce week-end vertement critiqué la posture de l’institution européenne.

Dans cette déclaration signée du président du groupe parlementaire du parti démocratique gabonais à l’Assemblée nationale, André-Dieudonné Berre, datée du 22 septembre, les députés rappellent à leurs homologues européens «que le Gabon est un Etat indépendant, c’est à dire que les résident et la population exercent l’auto-gouvernance et une souveraineté totale», avant de la dénoncer la ladite résolution : «cette résolution de par sa nature partiale, laisse apparaître l’intention profonde de ses rédacteurs qui accusent injustement le Gabon et jettent ainsi l’opprobre sur notre pays», martèlent-ils.

En outre, les parlementaires PDG disent «constater pour le déplorer» que la résolution des eurodéputés est «inopportune» car elle intervient «après le dialogue politique inclusif et la formation récente d’un gouvernement d’ouverture», qui selon eux «matérialisent les effort du président élu Ali Bongo Ondimba pour rétablir un climat d’apaisement nécessaire à la reprise de l’économie».

Par ailleurs, ils pointent du doigt la mission d’observation de l’Union européenne et l’accusent de s’être «distinguée négativement par l’adoption d’une attitude partiale de certains membres de certains membres de cette mission, perdant ainsi aux yeux de la nation gabonaise toute crédibilité.»

Dans leur déclaration les élus PDG regrettent également que les parlementaires européens demandent explicitement à la France de «peser de tout son poids politique et économique sur gouvernement gabonais», ce qui pour eux reviendrait «à restaurer la France-Afrique coloniale et ses méthodes  désuètes...», ont-il dénoncé.

Pour conclure, André-Dieudonné Berre et ses collègues rappellent aux élus européens qu’ils sont désireux de voir les relations que le Gabon entretient tant avec l’Union européenne qu’avec chacun des Etats membres; évoluer de manière positive et souhaitent un «retour aux fondamentaux qui seuls peuvent servir de base à un partenariat réciproquement avantageux». 

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