La promotrice des Sambas professionnels abandonnée à elle-même par le Ministère de la Jeunesse

Josiane Matendé et Ali Bongo le 10 mai 2017 au palais Présidentiel © D.R

L’affaire fait grand bruit au sein de l’opinion et soulève la problématique du respect des engagements pris par le gouvernement auprès de certains opérateurs. En effet, alors que ministère de la Jeunesse et des sports s’était engagé à soutenir l’édition 2016 des Sambas Professionnels, la promotrices de cet événement au caractère international a été abandonnée à elle-même au moment du règlement de la note.

Reconnue comme une figure importante dans l’entreprenariat, Josiane Matendé est confrontée depuis plusieurs mois à des difficultés consécutives au non respect des engagements  pris par le ministère en charge de la Jeunesse dans l’organisation des Sambas professionnels édition 2016. Ainsi, pour cette édition qui lui a valu d’ailleurs d’être decorée de la médaille du mérite par Ali Bongo, «le Ministère de la Jeunesse et des Sports s’engageait à prendre en charge le paiement des billets d’avions des professionnels, leur hébergement et transport en local durant leur séjour à Libreville. Les factures furent déposées au ministère qui les avait ensuite notifiées aux différents prestataires pour les rassurer»; relate t-elle.

Mais plusieurs mois après, le ministère semble désormais peu enclin à honorer cet engagement, alors que des assurances étaient à chaque fois données aux différents créanciers. Malheureusement face à l’incapacité manifeste des différents ministres qui se sont succédés à la tête de ce département, ses créanciers se sont donc retournés contre la promotrice de l’événement elle-même, en exigeant le paiement des factures à hauteur de 38 millions. Convoquée à la Direction général de recherche (DGR), Josiane Matendé se trouve condamnée à verser 500 000 Fcfa chaque fin de mois. Un montant colossale par rapport à ses faibles revenus.

Une situation d’autant plus incompréhensible, alors que, lors de sa décoration le 10 mai par  par Ali Bongo, ce dernier lui avait assuré que ce dossier «était entre de bonnes mains», donnant ainsi l’espoir à la jeune dame que le problème allait être réglé rapidement.  

«Je dois régler les factures des hôtels, des transports et toutes les autres prestations. Je suis vraiment asphyxiée. Comment avoir 500.000F chaque fin de mois alors que je ne dirige aucune entreprise? quand mes prestations en tant que consultante ne donnent même pas la moitié de cette somme mensuelle?»; s‘est-elle interrogé visiblement affectée.

Face à cette difficulté que rencontre Josiane Matendé, une chaîne de solidarité a été mise en place par les internautes gabonais, pour lui venir en aide, mais aussi pour dénoncer le caractère inique des ennuis qu’elle connaît.

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