La présidente de la Cour d’appel de Libreville aurait reçu l’ordre d’expulser les magistrats grévistes du palais de justice

En grève depuis le 12 décembre 2016, les magistrats, comme le prévoit la loi effectuent leur piquet au sein de leur lieu de travail qui est le palais de justice de Libreville. Sauf que ce droit pourrait être entravé. Des sources judiciaires concordantes, font état de ce que le premier président de la Cour d’appel de Libreville, Paulette Ayo-Mba épouse Akoly aurait reçu l’ordre d’expulser les magistrats gréviste du palais de justice.

la mesure d’expulsion du palais de justice des magistrats grévistes pourrait être mis en application dès ce lundi. Si l’information est à prendre au conditionnel, le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) dont nous avons contacté le président, fustige cette énième immixtion du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires. «L’exécutif viendrait sanctionner le judiciaire, c’est du jamais vu» nous confie Germain Nguema Ella. Qui estime qu’une telle mesure si elle venait à être appliquée amènerait «les magistrats à manifester dans la rue».

La Synamag qui compte faire son piquet de grève ce lundi 6 février au lieu habituel (Salle des pas perdus du tribunal de Libreville[NDLR]) envisage de réunir ses membres, le mercredi 8 février en assemblée générale au cours de laquelle sera évoquée la répression envisageé par l’exécutif.

© Crédit Photos : Gabonreview

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