La lutte contre trafic de faux médicaments, au coeur d’une réunion de haut niveau au Togo

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Des faux médicaments étalés dans un marché © D.R.

En vue d’apporter une solution concrète au très lucratif trafic de faux médicaments en Afrique, présidents, anciens présidents et autres dirigeants se réunissent à partir de ce vendredi 17 janvier au Togo. Autour de  Tedros Adhanom Ghebreyesus directeur général de l’OMS, les différentes personnalités vont évaluer les différentes possibilités pour mettre un terme à ce trafic qui coûte la vie à plus de 100 000 personnes sur le continent chaque année. 


La capitale togolaise est depuis ce jour, hôte d’une réunion de haut niveau en vue d’élaborer une stratégie visant à enrayer ou du moins à réduire le trafic des médicaments falsifiés et de qualité inférieure sur le continent. Ainsi, autour de Tedros Adhanom Ghebreyesus directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), présidents et anciens présidents vont évoquer ces questions de santé publique. 

En effet, avec plus de 100 000 décès enregistrés chaque année en Afrique en lien direct avec ce trafic, c’est une véritable gangrène qui frappe de plein fouet un continent qui détient 42% des faux médicaments saisis depuis 2013 dans le monde. Plus lucratif que le trafic de stupéfiants puisque selon une étude de l’OMS, pour 1000 dollars investis le retour se chiffre à plus de 500 000 dollars, ce trafic est entretenu par une corruption endémique sur le continent. 

Pratiqué en plein air dans les différents marchés africains, ce phénomène est également entretenu par les mastodontes Chinois et Indiens, qui sont les principaux pourvoyeurs des médicaments « falsifiés », dont la proportion par rapport aux remèdes homologués en Afrique s’élèverait par endroits à 60%.

Impliquant « des réseaux criminels très organisés » comme le souligne Dr Innocent Koundé Kpéto président de l’ordre des pharmaciens du Togo, ce trafic est également entretenu par le gigantesque marché nigérian, étant donné que le tiers des 126 millions de faux médicaments saisis dans seize ports africains en 2016, était destiné au géant anglophone. Durant ces deux jours, toutes ces questions seront donc abordées avec en ligne de mire, un accord international criminalisant le trafic de faux médicaments. 

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