La FSBO sensibilise les étudiants sur la spoliation des veuves

Journée internationale des veuves à l'UOB © D.R

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des veuves (JIV), la Fondation Sylvia Bongo Ondimba (FSBO), en partenariat avec la chaire Unesco et l’Université Omar Bongo (UOB), s’est rendue le vendredi 23 juin 2018 à l’UOB afin de sensibiliser le monde universitaire, particulièrement les étudiants, sur le phénomène de spoliation des veuves.

Pour la FSBO, «informer, c’est prévenir le phénomène de spoliation et améliorer significativement la situation de ces veuves». Tel a également été le leitmotiv des étudiants en droit et en anthropologie de l’UOB qui ont bien voulu prendre part à cette campagne de sensibilisation aux côtés de ladite fondation.

Prospectus, T-shirts et rubans mauves à la main, nos jeunes pédagogues sont allés à la rencontre de leurs camarades  afin de les sensibiliser sur cette triste réalité qui malheureusement persiste nonobstant la législation en vigueur. «Par le biais de cet événement, nous pouvons informer la population estudiantine mais également ceux qui ne le sont pas sur la situation des veuves. Car après constat, la majorité des femmes qui sont victimes de la spoliation après le décès de leur conjoint ne savent pas souvent quelle est la conduite à tenir», a indiqué Ivana Bidza Menzole étudiante en anthropologie.

Un discours à résonance égale au niveau de la chaire Unesco mais beaucoup plus chez les initiateurs dudit projet qui y ont ajouté une dose d’espoir conséquente. «J’aimerai dire à ces veuves que le silence ne résout pas le problème. Il faut briser le silence et dénoncer, car se taire c’est cautionner en réalité, et il y’a des personnes ressources qui seront là pour accompagner ces femmes afin qu’elles rentrent dans leurs droits», a martelé Simone Mensah vice-présidente de la FSBO.

La rencontre de l’UOB rentre donc dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation qui a commencé quelques jours auparavant avec une grande conférence donnée à ce sujet à l’école du ruban vert. Car comme nous le disions tantôt, malgré la législation en vigueur il s’agit là d’un sujet Complexe car il se heurte aux méandres de nos réalités sociales. Arrivera-t on un jour à concilier le droit légal à des traditions millénaires ? Telle est la question à laquelle nous répondrons plus tard. 

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