La Fondation Sylvia Bongo Ondimba lève le voile sur la spoliation des veuves au Gabon

Photo de famille Sylvia Bongo Ondimba © FSBO/GMT

En prélude à la célébration de la Journée internationale des veuves célébrée le 23 juin de chaque année, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba (FSBO) a organisé, ce mercredi 20 juin 2018, à l’auditorium de l’École Internationale Ruban Vert, une conférence-débat sur la situation des veuves au Gabon. Cette rencontre avait pour objectif d’édifier l’opinion sur les difficultés rencontrées par ces personnes vulnérables dans la société africaine en générale et gabonaise en particulier.

A l’occasion de cette conférence-débat initiée par la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille et animée par plusieurs experts sur la question, dont le professeur Etienne Nsie, les intervenants ont entre autres fait le bilan de la situation des veuves au Gabon mais aussi envisagé quelques perspectives d’avenir en vue de rompre avec la problématique de la spoliation.

Dans son discours d’ouverture, la première dame du Gabon a interpellé l’ensemble des acteurs qui œuvrent quotidiennement pour bannir de la société gabonaise ces pratiques rétrogrades et barbares. «Je voudrais aujourd’hui interpeller cette auguste assemblée, constituée d’experts, de chercheurs, de législateurs, de corps constitués, d’associations, de membres de gouvernement, de la société civile… Vous représentez chacun une force dans cette Nation. Vous êtes une voix qui compte, une voix qui peut faire la différence… Osons sortir de l’ombre pour impulser un véritable changement de mentalité», a-t-elle plaidé.

Par ailleurs, Sylvia Bongo Ondimba a fustigé le fait que malgré les avancées réalisées au cours des dernières années, notamment la loi n°002/2015 du 25 juin 2015, qui substitue au Conseil de famille, un Conseil successoral qui ne se tient qu’avec les conjoints survivant ou leurs mandataires, les descendants ou leurs mandataires, les descendants ou leurs représentants légaux en cas de minorité, les discriminations à l’égard du conjoint survivant, et plus particulièrement des veuves, persistent.

Appelant à poursuivre la mobilisation et à lever le voile sur les injustices, les humiliations, les souffrances, les blessures et les violences que continuent de subir les veuves, la première dame a souhaité que la célébration de la journée Internationale des Veuves permette «de se souvenir. De ne pas s’assoupir. D’entretenir la flamme de l’espoir pour que jamais elle ne s’éteigne. De donner un espace à la réalité souvent douloureuse de ces femmes et de leurs enfants dans le monde et dans notre pays», a-t-elle poursuivi.

Pour rappel, l’instauration de cette journée mondiale des veuves par une résolution de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2010, s’est faite sous l’impulsion de Sylvia Bongo Ondimba et de la diplomatie gabonaise, et a permis de lever le voile sur la spoliation des veuves partout dans le monde.  

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