La FESYREFAA menace d’entrer en grève générale illimité

Erisco Mvou Ossialas, porte-parole de la Fesyrefaa © GMT

Annoncé lors de l’assemblée général qui s’est tenu le jeudi 17 mai dernier, la grève d’avertissement de 48 heures de la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (FESYREFAA) est rentré dans sa phase active ce mardi 22 mai 2018. C’est réuni au portail du ministère de l’Économie, que les agents affiliés à cette centrale syndicale ont exprimé leur ras le bol et entendent ne rien lâcher jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

Ce mouvement d’humeur qui intervient 5 jours après son annonce vient une fois de plus surchauffé le climat social au sein des régies financières. Cette grève est motivé, selon la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées, par le silence observé par les pouvoirs publics qui peine à trouver une solution pérenne à leur situation.

Une attitude qu’a fustigé le porte-parole de la FESYREFAA, Wilfried-Erisco Mvou-Ossialas qui entend durcir le ton si jamais rien n’est fait dans les jours à venir. «Depuis sept mois de négociations, les avancées avec les autorités restent au niveau des intentions, une simple vue de l’esprit, nous avons donc demandé de pouvoir passer des intentions à des réalisations. Voilà pourquoi le jeudi 17 mai 2018 dernier, nous avons demandé aux agents ce qu’il fallait faire. Ces derniers ont voté deux choses à savoir: la suspension à la participation de la commission des négociations tripartites et la grève d’avertissement de deux jours à compter de ce mardi 22 mai», a-t-il indiqué.  

La FESYREFAA revendiquent entre autres, la prime à la performance budgétaire, l’harmonisation des primes, l’audit des effectifs, et tout cela dans un cadre juridique qui doit être un décret signé par le président de la République. «Le président de la Commission nous fait comprendre qu’en lieu et place d’un décret, on aura plutôt un arrêté signé du Premier ministre. Et que si on passe en décret celui-ci risque de passer en Conseil des ministres et tout le monde sera au courant, de qui se moque-t-on à la fin», a-t-il demandé.

Ces derniers précisent qu’au sortir de ces 48 heures, si rien n’est fait, ils vont tout simplement convoquer la même assemblée générale, pour respecter le parallélisme des formes qui doit apprécier les avancées. «Si nous n’avons toujours rien obtenu, il va inexorablement que nous sommes en train d’aller de manière certaine, vers une grève générale illimité», a-t-il conclu. 

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