mardi,1 décembre 2020
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La dette extérieure africaine jugée «excessive» par la BAD

Évaluée à  38% du Produit intérieur brut (PIB) en 1998, la dette extérieure africaine bat des records aujourd’hui. Sous fond de guerre commerciale, route de la soie, et volonté des anciennes puissances coloniales de renforcer leur présence économique sur le continent, la dette extérieure africaine a atteint près de 500 milliards de dollars US en 2019 soit un peu moins de 300 000 milliards de FCFA. Un niveau record jugé « excessif » par la Banque africaine de développement (BAD). 

Hausse de l’endettement, déficits budgétaires, dépréciation des taux de change et croissance économique négative dans certains pays, tels sont les principaux facteurs de cette dette extérieure africaine jugée « excessive ». Dans un contexte économique mondial marqué par de nombreuses tensions mais surtout une guerre commerciale aux conséquences néfastes entre l’Empire du milieu et le pays de l’Oncle Sam, le continent est aujourd’hui dans une spirale négative de surendettement.  

En effet, alors que la dette extérieure africaine était évaluée à 38% de son Produit intérieur brut (PIB) en 1998, celle-ci représente un peu plus de 20 ans plus tard, près du double puisqu’elle a dépassé 56% du PIB continental en 2018 soit près de 500 milliards de dollars US. En présentant récemment « les perspectives économiques en Afrique », l’institution panafricaine dirigée par le Nigérian Akinwumi Adesina, a souligné la vulnérabilité de certains pays africains qui voient leurs perspectives de croissance obérées à long terme. 

Avec pas moins de 8 pays classés en situation de surendettement (Mauritanie, Tunisie, Soudan, Erythrée, Mozambique, Angola, Zambie et République du Congo) et 11 autres à haut risque de surendettement à l’instar du Gabon qui s’apprête à recourir aux marchés de capitaux pour faire face à son besoin de liquidité, l’Afrique dont la composition de la dette extérieure connaît un changement structurel majeur, devra donc agir efficacement contre ces maux endogènes qui polluent son climat économico-financier. 

A noter que selon le rapport de la BAD, la tendance vers les financements à long terme issus des marchés financiers internationaux et des nouveaux créanciers émergents, comme la Chine, place les eurobonds comme une des sources de financement les plus prisées par les gouvernements africains. Résultat, ils représentent un cinquième de la dette extérieure du continent. Cette fragilité liée à la hausse de la dette extérieure, accroît la vulnérabilité d’économies dont la croissance est au ralenti depuis quelques années.

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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