mardi,20 octobre 2020
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La corruption coûte chaque année plus de 85 000 milliards de Fcfa à l’Afrique

Véritable fléau pour le continent africain qui compte le plus grand nombre de pays atteints par ce phénomène, la corruption est plus que jamais « endémique » dans une grande partie de l’Afrique. Ainsi, à travers ce phénomène généralisé, ce sont plus de 148 milliards de dollars (85 355 milliards de Fcfa) qui sont perdus chaque année par le continent. 

« 148 milliards de dollars sont drainés hors du continent par diverses formes de corruption, ce qui représente environ 25% du PIB moyen de l’Afrique » c’est ce qu’indiquait il y a un peu plus d’un an dans le cadre de la 32e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, la secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) Vera Songwe. 

En effet, malgré les discours pleins de promesses de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement, la corruption reste l’une des plus grandes plaies de l’Afrique. Année après année, lorsqu’on se base sur la carte établie par Transparency International dans son indice de perception de la corruption, l’Afrique s’affiche indéniablement dans un rouge très vif, signe que ce fléau y est encore très présent. 

« Endémique » pour certains, « culturelle » pour d’autres, la corruption reste un sujet préoccupant pour plusieurs générations d’Africains. « Pour un continent qui a désespérément besoin de ressources financières substantielles pour répondre à ses importants besoins de développement, notamment pour combler son énorme déficit d’infrastructures, une perte considérable de ressources financières à travers diverses formes de corruption est certainement quelque chose qui doit être combattu avec force et fermeté », a d’ailleurs insisté Vera Songwe. 

Facteur « qui contribue à la crise de la démocratie », en produisant « un cercle vicieux qui sape les institutions démocratiques » selon elle, ce phénomène paraît entretenu par bon nombre de pays africains. D’ailleurs, les exemples du Rwanda, des Seychelles, du Botswana ou encore du Cap vert, qui font office d’exception en Afrique, tendent à confirmer cette hypothèse. 

Le Gabon dont le nouveau ministre de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption Francis Nkea a indiqué lors de sa prise de fonction, « que la récréation était terminée », reste encore l’un des pays les plus corrompus malgré la volonté des autorités de mettre fin à ce phénomène. Elles devront pour se faire, plaider pour plus de fermeté, 

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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