La Conasysed appelle tous les enseignants à arrêter le travail

Ce mercredi 22 février 2017, la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) a tenu un point presse à Awendjé, dans le 4e arrondissement de la commune de Libreville. Au menu de la rencontre avec la presse, la répression policière suite à la manifestation des élèves dans plusieurs ville du pays, notamment, à Libreville, Lambaréné, Oyem et Port-Gentil, mais aussi, la suspension des salaires et la radiation de plusieurs enseignants.

Lors de son allocution, Simon Ndong Edzo, Délégué général de la Conasysed a fustigé les violences policières sur les élèves et les enseignants pour avoir marché pacifiquement dans l’optique de réclamer la reprise des cours. «Au lieu d’encadrer les marches pacifiques, les policiers ont plutôt usé des violences disproportionnées. La CONASYSED condamne cette barbarie avec la plus grande énergie », a t-il martelé.

Le délégué général de cette centrale syndicale a rappelé que « depuis le 31 octobre 2016, la Conasysed est entrée en grève pour non-respect par le gouvernement, de ses engagements contractés devant elle, à savoir : la non-construction des établissements scolaires conformément aux conclusions des états généraux de l’Education de 2010 ; le non-paiement de la prime d’incitation à la performance (PIP) du 2e trimestre 2015 ; le non-paiement de cas d’omissions de la Prime d’Incitation à la Fonction Enseignante (PIFE) 2015 ; le non-paiement des rappels solde ; la non-organisation du concours interne d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) prévu pourtant pour les 24 et 25 juin 2016 mais reporté unilatéralement par le Ministre de l’Education Nationale ; le non-paiement des vacations aux examens et concours ».

Simon Ndong Edzo a ajouté : «Comme si cela ne suffisait pas, en lieu et place de la construction des établissements scolaires, le Ministre de l’Education a préféré transformer certains établissements primaires en collèges. Aussi a-t-il ajouté d’autres réformes rétrogrades en l’occurrence le double flux qui consiste à faire apprendre une partie des élèves en matinée et une autre partie l’après-midi, faute des structures suffisantes, et l’harmonisation des coefficients au premier cycle du secondaire. Toutes ces réformes ont été rejetées par la Conasysed à la faveur d’une correspondance adressée au Premier Ministre le 25 novembre 2016. Malheureusement, jusqu’à ce jour, le gouvernement en lieu et place des négociations comme il est de coutume, brille par des menaces, intimidations et répression multiformes à l’encontre des enseignants et des élèves. »

Concluant sa déclaration, Simon Ndong Edzo a lancé un appel à l’endroit du corps enseignant : « tous les enseignants par solidarité et par sursaut d’orgueil à arrêter le travail dans tous les établissements du Gabon», invitant tous les enseignants à «la grande Assemblée Générale extraordinaire de la Conasysed, ce jeudi 23 février 2017 au stade de basket de la cité Awendjé.»

A l’allure où vont choses, il est clair que l’on est bien loin d’une sortie de crise dans. Il serait judicieux que l’Etat et les enseignant s’asseyent autour d’une table afin que cette paralysie du système éducatif gabonais trouve enfin une solution durable.

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