La Coalition réaffirme la nécessité d’une médiation afin «d’éviter la guerre civile»

C’est par le biais d’un communiqué de presse que la Coalition pour la nouvelle République (CNR) a réagi à l’adoption, le jeudi 14 septembre dernier par le Parlement européen d’une Résolution sur la situation sociopolitique que traverse le Gabon depuis l’élection présidentielle du 27 août 2016. Scrutin au terme duquel Ali Bongo avait été désigné vainqueur, et dont Jean Ping continue de contester.

Ainsi, pour la Coalition cette résolution qui est la deuxième du genre, après celle du 2 février 2017 est une véritable avancée dans le combat pour la reconnaissance de la vérité des urnes qui «donnait Jean Ping vainqueur». Elle salue ce nouveau vote qui selon elle ouvre la voie à des sanctions ciblées contre «les membres du pouvoir putschiste, responsables de crimes et violations des droits de l’Homme au Gabon depuis les évènements dramatiques du 31 août 2016».

«Dans cet esprit, la Coalition apporte son plein soutien aux parlementaires européens et aux dispositions de la Résolution qui recommandent, notamment : le respect par le Gabon de ses obligations et responsabilités, dans le cadre de l’Accord de Cotonou ; le respect des droits à manifester pacifiquement ; la libération immédiate de toutes les personnes encore détenues illégalement ;  la fin de tous les actes de harcèlement, d’intimidation et de persécution contre les membres de la Coalition et tous ceux qui s’opposent à la dictature du régime putschiste d’Ali Bongo ; des mesures concrètes pour garantir la liberté d’expression; la mise en place d’une enquête internationale, sous l’égide des Nations unies sur les élections de 2016 et les exactions qui ont été commises depuis ; la mise en place d’un système judiciaire équitable et crédible ; l’adoption des sanctions ciblées à l’encontre des responsables de la fraude électorale et des actes de violence qui en ont découlé»; peut-on lire dans le communiqué.

Revenant sur les procédures judiciaires menées en France à l’encontre des membres du Clan Bongo, elle a exprimé son soutien à la justice française et appelle et à la «plus grande transparence autour du versement de 1,3 million d’euros sur un compte bancaire français lié à la famille Bongo».

«La Coalition rappelle que le Président Jean Ping, en tant que garant de l’intégrité du pays et des droits fondamentaux consacrés par la Constitution, s’est résolument inscrit dans une démarche de médiation internationale, afin d’éviter la guerre civile et préparer nos compatriotes à la réconciliation nationale, indispensable dans le prolongement de l’alternance. En outre, elle s’associe à l’UE pour solliciter l’inscription, dans les meilleurs délais, de la situation gabonaise, à l’ordre du jour de toutes les instances internationales: l’ONU, l’Union Africaine, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, l’Assemblée Parlementaire ACP-UE»; conclut le communiqué.

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