La Coalition exige «la libération» de Massavala et de «tous les détenus d’opinion»

Vincent Boulengui Boukossou © GMT

Faisant sur à l’interpellation Frédéric Massavala-Maboumba, porte-parole de la Conférence des Présidents de la Coalition par les éléments de la Direction Générale des Recherches (DGR) de la Gendarmerie Nationale, puis son incarcération ce vendredi 8 septembre, la Coalition pour la Nouvelle République autour de Jean Ping a dans une déclaration lu ce jour, tenu à s’insurger face à ce qui s’apparente désormais comme une chasse aux sorcières contre l’opposition radicale.

En effet, placé sous mandat de dépôt par le Procureur de la République, Frédéric Massavala est accusé d’avoir participé à la marche du lundi 4 septembre dernier. Une situation intolérable pour la Coalition dont il est le porte-parole, qui dans la déclaration rendu publique par Vincent Boulengui Boukossou a condamné une arrestation qualifié d’«anti républicain perpétré par le pouvoir dictatorial des Bongo/PDG qui, il faut le rappeler, est passé maître dans l’instrumentalisation des services de l’Etat à des fins politiciennes».

Revenant sur les dérives dont elle fait l’objet depuis ces derniers jours la Coalition indique que «à l’instar de la décision administrative inique portant interdiction de sortie du territoire national, les arrestations des compatriotes et membres de la coalition se sont multipliées et sont devenues systématiques, au mépris de la loi et des droits fondamentaux consacrés par la Constitution de la République gabonaise».

Une attitude du gouvernement qui pourrait selon les membres de la Coalition «à très brève échéance, constituer le détonateur d’une situation sociale explosive qui pourrait à coup sûr s’avérer difficile à gérer». Ils voient d’ailleurs en ces arrestations tout azimut comme «un processus d’élimination programmée des leaders de la Coalition dans le but de déstabiliser celle-ci et d’isoler le président élu Jean Ping».

Ainsi, prenant à témoin «l’opinion nationale et internationale sur des nombreux actes de violations des droits fondamentaux par un groupuscule de putschistes», la Coalition pour la nouvelle République a exigé «la libération sans condition de M. Massavala-Maboumba et de tous les autres détenus d’opinion». «La patience du peuple gabonais a atteint ses limites»; ont-il martelé.

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