La Cnamgs et le Samu Social s’allient pour des soins de santé de proximité

Ce vendredi 24 novembre 2017,  les locaux du ministère de la Protection sociale ont servi de cadre à la signature de la convention de partenariat entre la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et le Samu Social gabonais. Cette convention entre dans le cadre du renforcement de l’offre de soins aux populations les plus vulnérables.

Présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Famille, chargé de la protection sociale et de la solidarité nationale, Paul Biyoghe Mba, la cérémonie de signature de ladite convention s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’assister les couches défavorisées en matière de prise en charge sanitaire. Ainsi, elle vient concrétiser l’engagement de ces deux organismes qui vise à répondre durablement aux préoccupations des populations.

Avec 3982 interventions réalisées à ce jour à Libreville, le Samu Social s’est érigé en seulement 6 mois d’existence, comme un organisme au service des gabonais économiquement faible, qui généralement peinent à s’offrir des soins de santé. Grâce à l’appui financier et technique de la Cnamgs, concrétisé par la signature de cette convention de partenariat, il pourra désormais étendre ses interventions sur plusieurs autres provinces du pays.

«Cette convention permettra de mettre à disposition des populations des unités de soins mobiles, elles existent déjà à Libreville mais le terme de la convention, est qu’elles touchent 5 autres  provinces notamment Port-Gentil pour l’Ogooué maritime; Franceville dans le Haut-Ogooué; Oyem pour le Woleu-Ntem et Mouila pour la Ngounié (…) nous espérons donc que d’ici decembre 2017, tout le matériel soit installé, que les bâtiments soient disponibles pour que ces populations économiquement faibles puissent profiter de cette nouvelle offre qui il faut le rappeler est gratuite»; a souligné Renaud Allogho Akoue, le directeur général de la Cnamgs.

Paul Biyoghe Mba, n’a pas manqué par la suite de se féliciter de la signature de cette convention qui aura un réel impact dans le quotidien des populations les plus vulnérables.«En décidant de mettre en place au Gabon un Samu Social le président de la République avait souhaité que les écarts qui existent en terme de soins et de prise en charge des gabonais disparaissaient progressivement pour être totalement proscrits. Le Samu Social a cette avantage d’aller au plus profond dans nos quartiers et villages pour rencontrer les malades, les personnes qui étaient quasiment exclus de la prise en charge par l’Etat»; a t-il relevé.

Il faut rappeler que le Samu Social gabonais  a pour mission essentielle, la prise en charge des Gabonais sans abri, en situation de détresse physique ou psychosociale. La prise en charge des enfants en rupture avec leurs familles et qui survivent dans les rues des grandes villes du pays, exposés aux maladies, aux violences, aux drogues et à la stigmatisation.

«Le gouvernement avait déjà financé la mise en place des unités mobiles dans les province de l’Ogooué-maritime et du Haut-Ogooué, la Cnamgs a pensé qu’il était indéniable d’apporter un appui à notre mission. En effet, sur le terrain nous rencontrons des personnes non immatriculés que nous allons immatriculer grâce à la convention, nous rencontrons des enfants qui n’ont pas d’acte de naissance et ils sont nombreux soit 419 pour ceux que nous avons recensé, nous allons leur apporter des pièces d’État civil, il s’agit donc de  faire de l’urgence sociale de proximité»; a noté quant à lui le Coordonnateur général du Samu social, Wenceslas Yaba.

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