La caravane sur «l’éducation» de Tournons la page lancée à l’UOB

Ce samedi 23 septembre devant le portail de l’Université Omar Bongo (UOB), le mouvement citoyen transcontinental Tournons la Page section Gabon a procédé au lancement de sa campagne qui abordera les questions du système éducatif gabonais. Placée sous sous le thème “défis de l’éducation pour un Gabon performant”, cette manifestation se deroulera sur deux jours.

Ainsi, pour marquer le lancement effectif de cette manifestation citoyenne, les membres de ce mouvement citoyen se sont armés de courage pour battre le bitume. S’exprimant durant cette première et devant le direction générale des examens et concours, le coordonnateur pays de ladite campagne, Marc Ona Essangui a déploré une fois de plus l’état de décrépitude du système éducatif gabonais depuis des années. «Nous sommes donc ici devant le symbole d’attribution des diplômes au Gabon pour montrer à la face du monde le vrai visage d’un régime pratiquant le génocide intellectuel»; a t-il dénoncé.

Une énième occasion pour les défenseurs de l’éducation de montrer leur mécontentement face à la crise dans le secteur éducatif gabonais qui perdure depuis de nombreuses années.  «Nous sommes venus ce matin devant l’office des examens et concours pour marquer notre désapprobation par rapport à la situation que nous connaissons depuis des années mais que nous avons surtout vécu cette année. Nous avons constaté que les autorités génocidaires ont procédé à l’organisation des examens juste après avoir passé 3 mois de cours alors que l’année scolaire est sanctionnée par un examen après avoir rempli les  neuf mois académiques!»; a martelé le prix Golden Man.

Munis de leurs affiches et flyers sur lesquels on pouvait lire «Non aux diplômes préparés en 2 ou 3 mois», «Non aux diplômes sans valeur pédagogique» et bien d’autres, les membres du mouvement citoyen Tournons la page sont par la suite passés à la 2ème phase du lancement. «Nous sommes donc ici devant le symbole d’attribution des diplômes au Gabon pour montrer à la face du monde le vrai visage d’un régime pratiquant le génocide intellectuel» et «nous allons symboliquement procéder à l’incinération des diplômes». Joignant la parole à l’acte, des faux diplômes ont été brûlés.

Rendez-vous a été pris pour la visite de certains établissements de Libreville et ses environs, à l’instar de l’Institution internationale Berthe et Jean où l’accès a été interdit puis l’école publique de Bambouchine, où un véritable contraste est perceptible entre les deux établissements. La campagne s’est poursuivie par une conférence de presse à la Chambre de commerce de Libreville.  

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