Kringer Vane sur le point de remettre à flot Azur Gabon

Siège social d'Azur Gabon à Libreville @ D.R

Confronté à des difficultés financières depuis plusieurs mois, l’opérateur de téléphonie mobile Azur Gabon semble être sur le point de remonter la pente. Un exploit à mettre à l’actif de son nouvel administrateur directeur général, Jonas Marie Kringer Vane, qui  se bat depuis lors à remettre à flot l’entreprise qui était au bord de la faillite.

Gangrené par une mauvaise gestion faite par son ancien ADG, le congolais Jean Bruno Obambi, qui était accusé par l’un des actionnaires de détournement de biens sociaux, l’opérateur semble se remettre peu à peu sur les flots, suite à la nomination par le conseil d’administration il y a maintenant 6 mois de Jonas Marie Kringer Vane. Lorsqu’il est arrivé à la tête de cette entreprise qui était presque sur le carreau, ce dernier a mis en place une stratégie de redressement des finances, malgré une dette abyssale d’une dizaine de milliards de francs CFA.

Malgré les retards de paiement de salaires, la nouvelle direction s’évertue à les régler avec les infimes revenus qu’elle engrange. Et la confiance semble peu à peu regagner les rangs aussi bien des salariés que des fournisseurs peut-on noter.

Les échéanciers de paiement que la société a mis en place sont globalement respectés. On note cependant quelques incidents mineurs, qui devraient se résoudre rapidement. Il faudra cependant du temps pour que la société retrouve sa superbe d’antan, mais l’amélioration des indicateurs macro et de bonne gouvernance laissent présager qu’elle pourrait intéresser des investisseurs d’ici un an, note d’ailleurs le site Africtelegraph.

Par ailleurs, bien que ne disposant pas encore de licence 3G/4G due à sa situation financière compliquée, Jonas Marie Van Kringer a instauré plus de rigueur budgétaire. Il a notamment stoppé l’hémorragie de capitaux vers le compte monégasque du groupe Bintel.

L’opérateur de téléphonie mobile, qui dispose de la personnalité juridique gabonaise a su donner des gages de confiance à ses partenaires, et plus particulièrement à l’autorité de régulation qu’est l‘autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Des perspectives qui s’annoncent donc satisfaisantes pour l’avenir de l’entreprise, à condition que l’administrateur dispose des coudées franches pour faire son travail et ainsi, sauver l’emploi de près de ses 200 agents.

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