Koumameyong-Ekarlong : du rififi entre un exploitant forestier chinois et les populations

Koumameyong-Ekarlong © D.R

Ces dernières semaines dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le regroupement de village Koumameyong-Ekarlong près de Booué, connaît une situation tendue entre les populations de ladite localité et leur partenaire chinois, Min-Shing exploitant la forêt communautaire, ainsi qu’un groupuscule de ressortissants en charge de la gestion de la manne issue de cette activité. Les habitants se disent excédés par l’attitude de l’entreprise et dénoncent la gestion peu orthodoxe du président de l’association Avole Nlam.

En effet, le gouvernement avait octroyé la gestion des ressources issus de l’exploitation de la forêt communautaire aux populations de Koumameyong-Ekarlong, ce qui devait permettre à ces derniers, d’améliorer leur niveau de vie grâce aux ressources financières conséquentes tirées de cette activité.

Pour garantir leurs droits, ils avaient convenu avec l’entreprise chinoise, Min-Shing du versement d’une forme de redevance et avaient mise en place une association dénommée Avole Nlam, qui devait assurer la gestion de cette manne financière qui sert sans aucun doute au développement socioéconomique de la localité.

Les populations ainsi que le chef de regroupement de Koumameyong-Ekarlong, Raoul Emane, se disent désormais «désabusés par l’attitude irresponsable et rétrograde du partenaire chinois ainsi que du président de l’association Avole Nlam», qui n’auraient pour seule ambition  que de profiter des ressources que génèrent cette exploitation communautaire.

Selon des sources concordantes dans la localité, plusieurs millions auraient déjà pris la clé des champs sans que les populations ne soient informées. «Nos propres richesses partent dans leurs poches… Plus de 10 millions de franc CFA débloqués en fin novembre pour zéro projet réalisé et 2.5 millions remis en main propres par le partenaire chinois au président actuel chaque fin du mois et ce depuis 5 mois»; a confié un jeune de Koumameyong-Ekarlong joint au téléphone par Gabon Media Time.

En outre, l’actuel bureau de l’association ne compterait aucune réalisation à son actif. Les habitants reconnaissent que leurs prédécesseurs avaient entre autres, l’acheté deux débrousailleuses avec kits, un ordinateur HP avec imprimantes et l’approvisionnement en médicaments du dispensaire chaque 2 mois. 

C’est donc face à cette situation préoccupante que le chef de regroupement, a adressé une correspondance au chef de cantonnement Eaux et forêt de Booué, afin d’attirer son attention pour obtenir «l’arrêt provisoire de l’exploitation forestière» et «le paiement intégrale de l’ardoise» mais aussi, dénoncer l’illégalité de l’actuel bureau exécutif, car son president se livrerait à des agissements peu orthodoxes.

«Notre partenaire se croit en territoire conquis, foule aux pieds le contrat qui nous lie, ainsi que les recommandations des différentes réunions et chef de village (…) nous sommes fatigués de l’attitude irresponsable et rétrograde de notre partenaire et du président de notre association. Nous vous prions de bien vouloir prendre vos responsabilités avant que le pire n’arrive»; a t-il précisé.  

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