Kevazingogate: les ministres Ndoudangoye, Ogandaga et Mapangou invités à démissionner ?

Les ministres Jean Marie Ogandaga, Guy Bertrand Mapangou et Justin Ndoudangoye © D.R.

Après la suspension d’une dizaine de hauts fonctionnaires de l’administration des Eaux et Forêts et de l’Economie, s’achemine-t-on vers la démission des responsables de ces deux départements ministériels auquel s’ajoute celui des Transports qui a en charge la gestion du port d’Owendo? C’est du moins l’invite qui semble avoir été faite par le porte-parole du gouvernement, Nanette Longa-Makinda, à ses collègues dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 mai 2019.



Insistant sur les premiers éléments de l’enquête rondement menée par la direction générale de la contre ingérence communément appelée B2 et par la police judiciaire, le porte-parole du gouvernement a révélé « des graves dysfonctionnements, ainsi que des complicités actives et passives intolérables tant dans les administrations des Eaux et Forêts, des douanes et des opérateurs économiques de la filière », auxquelles on pourrait ajouter l’administration des Transports.

Rappelant la déclaration du chef du gouvernement Julien Nkoghe Bekale  devant la representation nationale, qui insistait sur le devoir d’exemplarité des membres de son équipe et les sanctions qui pourraient être prises à l’encontre des membres qui s’écarteraient de cette exigence, Nanette Longa-Makinda a martelé que les membres du gouvernement impliqués dans cette affaire sont « invités à tirer toute les conséquences qui s’imposent ».

Au regard du secteur d’activité qu’est le transport du bois et des administrations qui y sont impliquées, à l’instar du ministère de l’Economie, des Eaux et Forêts, l’administration des Transports n’est pas en reste. C’est cette dernière qui est l’autorité de tutelle des Ports du Gabon. Il serait inimaginable qu’une telle magouille ait pu s’opérer sans que des responsables de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag) ou encore ceux du ministère des Transports n’aient pu s’en rendre compte.

Une déclaration de Nanette Longa-Makinda qui suppose donc qu’on pourrait s’attendre aux démissions prochaines de Guy Bertrand Mapangou, Jean Marie Ogandaga ou encore de Justin Ndoudangoye, dont les différentes administrations ont visiblement été impliquées dans cette affaire d’Etat au regard du périple effectué ce mardi 14 mai par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, au ministère des Eaux et Forêts à la direction régionale des douanes de l’Estuaire située au Port d’Owendo, sous la responsabilité de l’Oprag, administration qui s’est confiée les missions de chargement et de déchargement des navires qui incombaient au Conseil gabonais des chargeurs (CGC) désormais dissoute, notamment la délivrance les bordereaux d’identification électronique de traçabilité des cargaisons (BIETC), pour s’enquérir des conditions de la disparition de ces 353 conteneurs de kevazingo.

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