Kango : Un trafiquant de cobolos entre les mailles de la gendarmerie

Cette drogue très prisée par les jeunes ne cesse de se propager sur l’ensemble du territoire nationale, surclassant même certains stupéfiants traditionnels tels que le cannabis ou le chanvre indien. Un véritable fléau qui constitue désormais un danger sanitaire pour la jeunesse du pays.

En effet, son trafic ne se limite plus aux grandes villes comme Libreville et Port-Gentil, le phénomène semble désormais toucher l’arrière pays. C’est le cas du chef lieu du département du Komo Kango (Estuaire), où un présumé trafiquant a été appréhendé  par la brigade de gendarmerie de cette localité. Le présumé «pharmacien» est un sujet ghanéen nommé Salif Abdoulaye.

Selon le rapport d’enquête, tout serait parti d’une plainte pour coups et blessures volontaires déposée par un ressortissant camerounais, dont l’auteur n’était autre que le dealer de cobolos. «Le plaignant présentait des morsures très profondes à différentes parties du corps»; rapporte l’Union.

Le cannibale sera donc interpellé par les agents des forces de sécurité. C’est au cours d’une perquisition effectuée à son domicile que ces derniers découvriront le poteau rose, un important stock de comprimés classés stupéfiants dont du tramadol plus communément appelé cobolos.

Interrogé Salif Abdoulaye confiera qu’il écoule ces substances auprès des jeunes, la rentrée des classes étant la période propice pour avoir plus de clients. Par contre, concernant ses fournisseurs, le trafiquant est resté bouche cousue. Ainsi, il a été présenté au parquet de Libreville le 9 octobre dernier, au titre des charges retenu contre le cannibale et «pharmacien» en herbe : détention, vente et consommation de produits stupéfiants ajouté à cela un défaut de carte de séjour pour couronner le tout.

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