Julien Nkoghe Bekale: «tous les citoyens doivent contribuer à l’effort fiscal»

Julien Nkoghe Bekale, Premier ministre, chef du gouvernement © D.R

C’est à la faveur d’une longue interview accordée au quotidien l’Union que le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale est revenu sur plusieurs sujets d’actualité, notamment économiques. S’il a principalement évoqué la question des réformes en cours, le chef du gouvernement n’a pas manqué de soulever celle de la fiscalité en indiquant que « tous les citoyens doivent contribuer à l’effort fiscal ».

« Il ne faut pas confondre les polémiques fiscales avec la lutte contre la vie chère », ces mots du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale en marge d’une longue interview accordée à l’Union, n’ont pas manqué de faire réagir. S’exprimant sur l’épineux sujet de la fiscalité, il a argué que le gouvernement doit « prendre des initiatives pour accroître les recettes de l’Etat ».

En effet, ces mesures qui résultent d’une « exigence de l’Etat », sont selon le chef du Gouvernement, « une obligation au regard de l’immensité des besoins de nos compatriotes qu’il faut bien financer ». Si dans la forme, ces mesures peuvent paraître salutaires tant l’économie gabonaise est en difficulté, leur mise en place suscite bien des interrogations puisque Julien Nkoghe Bekale, a insisté sur le fait que « tous les citoyens doivent contribuer à l’effort fiscal ».

C’est donc une des nouvelles trouvailles du gouvernement, à savoir « lever plus d’impôt, voire mieux d’impôt, pour réduire notre endettement, mais aussi financer les dépenses d’investissement » comme l’a souligné le Premier ministre. Il aura donc fallu que la crise se fasse pleinement ressentir, pour que le gouvernement prenne la mesure des difficultés auxquelles sont confrontées les populations au quotidien.

Insistant sur le fait que « l’impôt doit devenir un élément central de la citoyenneté », Julien Nkoghe Bekale a également précisé « qu’il faudra élargir l’assiette fiscale, notamment en touchant des domaines comme l’habitation et en luttant contre l’informel ».

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