Journée mondiale de l’eau: des élus au cœur des usines SEEG

Les députés et maires lors la visite des sites de productions et de traitements de Ntoum © GMT

Dans le cadre de la journée internationale de l’eau célébrée le 22 mars 2018 à travers le monde et particulièrement au Gabon, la Société et d’eau d’énergie  du Gabon (SEEG) et le ministère en charge de ce département, ont fait visiter aux députés et maires des communes de Libreville, Owendo et Akanda, les Installations de productions et de transports des eaux de Ntoum. Cette visite a permis aux parlementaires et aux édiles de se rendre  compte des efforts qui sont consentis au quotidien par les pouvoirs publics pour optimiser l’ensemble des processus de productions afin de produire le maximum d’eau aux populations.

Le Système des Nations unies célébrait ce jeudi 22 mars 2018, la journée internationale de l’eau sous le thème «L’eau : la réponse est dans la nature». Pour l’ONU, l’humanité a besoin de l’eau, car elle est au cœur du développement durable.

C’est dans cette optique que la SEEG et le ministère de l’Eau de l’énergie ont initié une visite guidée sur les installations des usines de traitement de l’eaux de Ntoum.  C’est le site de pompage et de transfert en eaux brutes de Mbè situé à 20 km de la commune de Ntoum qui a constitué le point de départ de cette visite guidée. Cette station qui est alimentée par la rivière Mbé du village Akok, produit  une capacité de 71 mille /jour et ravitaille les stations de traitements  de Ntoum pour la phase de traitement.

La station Opalium, installée sur l’ancien site de CimGabon, a constitué la deuxième étape de ce périple. Sur les lieux, la SEEG exploite les installations de CimGabon pour tirer l’eau du lac artificiel qui s’est créé, par l’extraction du minerai. Cette usine d’une capacité de production de 750 d’eau/heure tire l’eau qui provient de la nappe phréatique «C’est de l’eau de source», a confié un agent du site. «Nous utilisons trois pompes sur un fonctionnement de de 2/3 et nous acheminons de l’eau dans les conduites DN de 400 », poursuit l’agent, qui a également fait état de ce que deux des trois pompes ont lâché. Ce qui réduit la capacité de production pour une station dont les capacités peuvent atteindre les 18000 jour.

Le centre de traitement et de production en eau potable de «Ntoum 5  et 6», était  le point d’orgue de cette visite enrichissante et pleine d’enseignements. Une zone hautement sécurisée sur laquelle la SEEG s’attelle à purifier l’eau brute à travers plusieurs étapes avant de l’acheminer vers les ménages.

Angélique Ngoma, tête de la délégation des députés, a non seulement salué les efforts de la Société d’énergie et d’eau du Gabon qui se bat au quotidien pour satisfaire les populations mais elle l’a également exhorté de fournir plus d’efforts afin que tous les ménages soient ravitaillés en eaux potable : «L’eau est une source de vie, mais fort est de  constater que ce liquide est une denrée rare dans certains quartiers de Libreville et de l’intérieur du pays. C’est la raison pour laquelle nous invitons la SEEG à plus de vigilance et d’action», a-t-elle martelé.

Le directeur général Marcellin Massila Akendengue, quant à lui a assuré aux élus que des efforts sont faits dans ce sens. Pour satisfaire la demande, le directeur délégué Eau Estuaire en charge de la production et la distribution pour les villes de Libreville, Owendo et Akanda, Philippe Nlome Nze, a indiqué qu’il est nécessaire de créer une nouvelle usine de traitement. «Tous les moyens sont mis en œuvre en terme d’intensification des recherches des fuites. Nous allons mettre à contributions les populations avec l’ouverture d’un numéro afin que nous ayons moins de  fuites après-compteur», a-t-il précisé.   

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En somme, il faut souligner que la Société d’énergie et d’eau du Gabon, utilise deux sources d’eau: l’eau de surface et l’eau souterraine tirée des nappes phréatiques à travers les forages.