Journée de l’enseignant: la Conasysed dénonce le manque d’implication

Armèle Yembi Yembi, Déléguée provinciale de la Conasysed © D.R

Le vendredi 23 mars 2018, les enseignants gabonais ont célébré la journée qui leur est dédiée. Date symbolisant le décès de leur collègue Martine Oulabou, décédée le 23 mars 1992 à l’occasion d’une marche de protestation. Les responsables de la  Convention nationale des syndicats du secteur éducation ont marqué cette journée d’une pierre blanche, par des communications axées sur plusieurs points.

Pour cette journée historique, la Conasysed a rappelé le sacrifice de Martine Oulabou d’une part, et a  fait un état de lieu de la condition de l’enseignant au Gabon d’autre part. Selon le délégué général, Simon Ndong Edzo, cette journée loin d’être festive, devait être une journée de réflexion sur le comment améliorer le rendement du système d’enseignement au Gabon d’une part, et comment valoriser la fonction enseignante, d’autre part.

Pour la Déléguée provinciale de la Conasysed, Armèle Yembi Yembi, celle-ci est consacrée à la commémoration du décès de Martine Oulabou, symbole de la lutte syndicale. Une date souvenir qui rappelle les circonstance de sa mort sur le terrain de la revendication syndicale. Ce fut l’occasion pour nous a-t-elle indiqué «de dire qu’il est temps que l’enseignant prenne conscience du rôle moralisateur qui est le sien au sein de la société. (…) C’est lui qui donne la voix et qui porte le flambeau de la nation», a-t-elle précisé.

Pour elle, 26 ans après, les lignes n’ont toujours pas bougé dans ce secteur. Elle a ainsi invité ses collègues, à se mobiliser comme Martine Oulabou, pour dire non à la précarisation de l’enseignant, non à la chosification et non à la vassalisation de l’enseignant gabonais.

Dans son intervention, Armèle Yembi Yembi a surtout regretté le manque de courage de certains enseignants qui ont peur des représailles au risque de perdre tout privilège, en l’occurrence son bout de pain, son salaire: «Ils refusent consciemment ou inconsciemment  de s’investir dans toute forme de revendications touchant aussi bien les questions sociales, leur  environnement professionnel que leurs propres intérêts et, par ailleurs, égrené l’ensemble des maux qui  affectent ce corps de métier», a-t-elle constaté.

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