jeudi,16 septembre 2021
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JO de Tokyo: dans la nasse, la délégation gabonaise passe à côté de ses olympiades

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Présente à Tokyo cet été pour une nouvelle participation aux Jeux Olympiques, la délégation gabonaise composée de cinq athlètes dont Adam et Aya de Langlade Mpali en natation, Guy Manganga Gorra en athlétisme, Sarah Mazouz en Judo et Anthony Obame en Taekwondo, s’est engoufrée au Pays du Soleil levant. Trop justes physiquement, pas assez, voire pas du tout préparés, nos athlètes rentrent au bercail sans l’ombre d’une médaille. Une suite logique et tout à fait prévisible.

Fallait-il s’attendre à un autre résultat pour notre délégation lors de ces olympiades au pays du Soleil levant? Fallait-il ne serait-ce qu’espérer une quelconque médaille pour l’un de nos valeureux athlètes? La réponse à ces deux questions semble se trouver dans leur préparation. Limitée voire quasiment inexistante en dépit de l’importance d’un tel évènement, celle-ci a tout simplement été bâclée comme l’ont d’ailleurs déploré Aya et Adam Girard de Langlade. Ce dernier qui aurait d’ailleurs pu, avec un meilleur entraînement, se hisser à minima en demi-finale.

En effet, dans la nasse à l’image d’Anthony Obame et Sarah Mazouz qui, il faut le dire, accusaient déjà un certain âge, les athlètes gabonais ont plongé à Tokyo. Un enchaînement de défaites qui sonne comme un fiasco pour une délégation qui comptait étonnamment plus d’officiels que de sportifs. Signe, là encore, d’une absence quasi totale de cohérence dans la préparation de ces Olympiades qui ont une nouvelle fois démontré le caractère insuffisant de tout ce qui se fait en matière de politique sportive dans le pays en dépit d’une grosse décennie d’investissements.

Si l’actuel ministre des Sports, Franck Nguéma, a quelque peu tenté d’initier un renouveau en lançant la « réforme Olympiade 2021-2024 pour la redynamisation des fédérations sportives nationales » il y a un peu plus de six mois, porté par l’ambition de « faire du Gabon une nation sportive de premier rang en Afrique », difficile de dire si celle-ci sera en mesure de porter des fruits à moyen terme tant la compétition est de plus en plus féroce à l’image des athlètes américains et australiens chahutés dans bien des disciplines lors de ces Jeux et qui ont d’ailleurs vu le jeune tunisien Ahmed Hafnaoui, rafler la médaille d’or en 400m nage libre.

Néanmoins, au regard des investissements colossaux consentis dans le football pour des résultats plus que mitigés au cours de ces dix dernières années, il faudra désormais faire un, voire plusieurs choix, eu égard au contexte socio-économique. Un contexte qui, en plus de nécessiter des choix d’investissements forts, nécessitera encore plus de choix d’investissements judicieux, pour en assurer un véritable retour. A charge donc au CIO et aux autres autorités compétentes pour ce qui est du sport, de plancher sur la question. Car il y a urgence.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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