Un jeune Conseiller municipal de Libreville menacé de mort

Wolfgang Ebanegha Essono, Conseiller municipal de Libreville © GMT

Le problème d’insécurité et la recrudescence d’enlèvements de jeunes leaders de l’opposition commence à prendre des proportions presque inquiétantes depuis plusieurs semaines. Alors que parents et connaissances sont encore sans nouvelles des disparus des dernières semaines, le lundi 5 février 2018, c’est un jeune conseiller municipal indépendant du 1er arrondissement de Libreville et leader politique, Wolfgang Ebanegha Essono, qui a reçu des menaces d’enlèvement et de mort de la part d’individus non identifiés.



Lors d’un entretien accordé à la rédaction de Gabon Media Time, le jeune leader est longuement revenu sur cette situation qui met en lumière les actes d’intimidations et menaces que sont victimes de nombreuses personnalités politiques depuis plusieurs mois. Des faits qu’il juge incompréhensibles alors que la classe politique prône l’apaisement depuis la fin de l’élection présidentielle de d’août 2016.

«J’ai été informé ce lundi 5 février aux environs de midi qu’une menace de mort  plane sur ma personne et que ces gens sont arrivés vers 6 heures du matin avec des véhicules devant mon commerce. Pendant qu’ils étaient en train de converser, un proche qui n’était pas loin de là a entendu mon nom être cité et qu’ils avaient identifié le lieu que je fréquente régulièrement», a-t-il confié.

Pour le jeune leader, face au contexte d’insécurité qui prévaut actuellement, et dont sont victimes généralement les membres de l’opposition, il est nécessaire de dénoncer ces actes de violation des droits de l’homme qui ternissent l’image du Gabon. «Je ne peux laisser cette occasion passée car cela démontre l’insécurité dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Pour ceux qui ne savent pas j’ai été coordinateur général de la plateforme des mouvements et des associations qui ont soutenu la candidature de Jean Ping. J’ai participé au dialogue organisé par ce dernier mais aussi à celui appelé par le président Ali Bongo à Angondjé. J’ai également participé à de nombreuses animations et manifestations pour appeler à l’apaisement du climat politique», a-t-il martelé.

Par ailleurs, il a exhorté chacun des acteurs politiques et plus particulièrement les jeunes à faire preuve de vigilance, «parce qu’à cette allure, on ne sait pas où on va», a-t-il regretté.

Wolfgang Ebanegha Essono a par la suite interpellé les plus hautes autorités, et plus particulièrement le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, afin qu’ils puissent se pencher sur la question de l’apaisement, de la violence et des enlèvements dans le pays. «C’est très important parce que l’insécurité a atteint un niveau que personne ne maitrise», a-t-il indiqué.

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