mardi,22 septembre 2020
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Jean Rémy Yama: «avec la mise en examen de Bosco Boungoumou, la justice gabonaise se dévalorise»

C’est à la faveur d’une déclaration de presse tenue ce samedi 29 août que le président de la Confédération Syndicale Dynamique unitaire (DU) s’est exprimé sur l’incarcération à la prison centrale de Jean Bosco Boungoumou, Secrétaire général adjoint de DU. Pour Jean Rémy Yama, cette énième arrestation arbitraire d’un syndiqué illustre incessamment la posture partisane de la justice gabonaise. Une justice qui définitivement, selon le responsable syndical s’est définitivement dévalorisée. 

C’est un Jean Rémy Yama visiblement remonté, décidé qui s’est présenté devant la presse aux fins de se prononcer sur l’arrestation d’un des secrétaires généraux adjoints de Dynamique Unitaire à savoir Jean Bosco Boungoumou. Ce dernier a fait l’objet d’une interpellation suivie d’un placement sous mandat de dépôt comme l’indique d’ailleurs Jean Rémy Yama dans sa déclaration. « Le mercredi 19 août 2020, le Secrétaire Général Adjoint de Dynamique Unitaire, Jean Bosco Boungoumou Boulanga , a été kidnappé par des agents de la Direction générale des Recherches (DGR), service d’investigations judiciaires et de renseignement de la Gendarmerie nationale rattaché à la Présidence de la République »

Une incarcération irrégulière et illégale aux dires du numéro un de Dynamique unitaire, prise en violation flagrante des principes qui régissent une de détention préventive.« Sans aucun mandat légal ni ouverture d’une enquête préliminaire, la DGR l’a détenu sans possibilité de visites de sa famille et de son avocat », a déclaré Jean Rémy Yama. 

En sus des éléments précédemment annoncés, Jean Rémy Yama dénonce le fondement juridique de « Terrorisme et association de malfaiteurs » sur lequel s’est appuyé le parquet pour justifier cette détention préventive. Surtout que le seul fait sur lequel se fonde la justice gabonaise paraît aux yeux du leader syndical, beaucoup trop léger. « Le seul élément à charge sur lequel s’appuient les magistrats du parquet et du siège pour mettre en examen Jean Bosco Boungoumou serait une vidéo non publiée au moment des faits que l’intéressé aurait enregistrée, appelant à la fin de la Françafrique et à l’insurrection populaire suite à la situation confuse qui règne au sommet de l’Etat au Gabon », a-t-il soutenu. 

Pour Jean Rémy Yama, cette affaire Jean Bosco Boungoumou vient confirmer définitivement l’effectivité de ce que l’exécutif et le pouvoir judiciaire entretiennent « des rapports incestueux aux relents totalitaires, voire dictatoriaux, qui déshonorent l’image d’un Etat, d’un pays, d’une nation », dénoncet-il. 

Une situation qui en outre vient confirmer l’idée selon laquelle « le pouvoir judiciaire au Gabon vient à nouveau de démontrer à la face du monde entier les rapports qu’il entretient avec un pouvoir exécutif », a-t-il indiqué avant de préciser que le Gabon confirme de ce fait son statut de pays adepte des « violations de l’Etat de droit et des libertés fondamentales ». 

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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