Jean Ping : «Tout près n’est pas loin !»

Jean Ping, leader de la Coalition pour la nouvelle République © GMT

Dans ses vœux de Nouvel An à la nation gabonaise prononcés le dimanche 31 décembre 2017, en qualité de «président élu de la République», Jean Ping, leader de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), a une nouvelle fois insisté sur la nécessité de résister. Pour lui, «Tout près n’est pas loin !»

C’est sur un ton solennel que Jean Ping, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 août 2016, s’est adressé à ses compatriotes au soir du 31 décembre. En chantre de la résistance, le chef de fil de l’opposition a entre autres rappelé à ses partisans les difficultés du combat qu’ils mènent tout en les rassurant du soutien de la communauté internationale.

S’adressant aux «jusqu’au-boutistes assoiffés de sang et de larmes», qui entravent son accès à la présidence de la République, Jean Ping a rappelé le caractère inébranlable de la détermination de son camps «à lutter vigoureusement jusqu’à la victoire finale. Car, l’histoire du monde nous apprend qu’aucune dictature sanguinaire ne l’a remporté face à un peuple décidé et déterminé à défendre ses droits».

A l’endroit des résistants gagnés par l’essoufflement, le leader de la Coalition s’est montré mobilisateur et conscient des difficultés liées à la résistance:  «Lorsque nous avons décidé d’entrer dans la Résistance face au pouvoir imposteur et putschiste, je ne pensais nullement à une ballade de santé ; la Résistance n’a jamais été un long fleuve tranquille. Il s’agit ici de briser les chaînes d’un système dont les racines sont plus profondes qu’on pourrait le croire», a-t-il martelé, avant de recourir à l’expression ivoirienne qui dit «Tout près n’est pas loin !», pour rassurer que la victoire est proche.

Voilà pourquoi, selon Jean Ping, «il nous faut lutter, lutter et toujours lutter jusqu’à la victoire finale». Une lutte «partagée» et «soutenue» par des partenaires décidés à l’accompagner. «Nous ne sommes pas seuls», a-t-il rassuré ses partisans.

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