Jean Ping saisit la CADHP pour solliciter une transition assurée par la présidente du Sénat

Des juges de la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples © D.R

La question de la présidentielle du 27 août 2016 semble toujours d’actualité. Dernier fait en date, la saisine par l’ancien candidat au scrutin présidentiel Jean Ping de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP). Une nouvelle requête qui a pour objectif selon le plaignant, d’invalider la décision de la Cour constitutionnelle gabonaise qui avait désigné comme vainqueur des élections présidentielles, le candidat PDG Ali Bongo Ondimba en lieu et place de sa personne.

S’appuyant sur l’article 13 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, ratifiée par le Gabon le 20 février 1986, Jean Ping attend des juges de la Commission Africaine des droits de l’Homme et des peuples, la réaffirmation du respect du principe des élections libres, bafouées selon lui par «le gouvernement gabonais ou par les juges de la Cour constitutionnelle».

Par ailleurs, évoquant la solution à la situation de blocage que traverse le pays, Jean Ping a plaidé pour «la mise en place d’une transition démocratique pacifique, sans violence inutile, dans le respect de l’adversaire politique et de la nécessité d’une réconciliation nationale ultérieure post-crise», qui selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, devrait être dirigée par la présidente du Sénat, Lucie Mileboue Aubusson.

«A l’instar d’autres Etats d’Afrique, le Gabon peut et doit faire l’économie de transitions politiques sanglantes. Aucune fatalité ne condamne nos peuples aux guerres civiles et conflits post-électoraux», a-t-il relevé.

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