Jean Ping opposé au boycott des intérêts français

Face à la campagne de boycott des intérêts français largement commentée sur les réseaux sociaux et relayée par certain organe de presse, l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 27 août 2016, Jean Ping a vite fait de préciser sa position et celle de la Coalition pour la nouvelle République qu’il préside.

Lors d’un entretien accordé à la presse le vendredi 6 octobre dernier et dans une communication à l’endroit de la diaspora, il a affirmé être opposé à cette campagne de dénigrement qui ne sert pas nécessairement la cause qu’il défend depuis près d’un an déjà. Il souligne que «les importants résultats obtenus, jusqu’à présent, par notre Coalition d’une manière générale n’ont été rendus possibles que grâce au soutien et à l’appui constant d’un certain nombre de partenaires et d’amis traditionnels du Gabon en tête desquels l’Union européenne».

Ainsi, face aux critiques lancées à l’encontre de la France, qui pour certain ne prend pas clairement position dans la crise politique que traverse le Gabon depuis la fin du scrutin d’août 2016, Jean Ping évoque la nécessité pour la «Résistance» d’éviter des comportements qui tendent à remettre en cause la confiance entre ce partenaire historique du Gabon, indiquant que «nos partenaires et nos alliés traditionnels méritent notre confiance».

Revenant sur la résolution prise par le parlement européen sur la situation sociopolitique du pays, il a relevé que celle-ci constitue une preuve du soutien de la Communauté internationale, et plus particulièrement de la France vis à vis  du combat pour l’alternance démocratique. «La résolution du parlement  européenne interpelle la France, elle fait référence à la responsabilité historique qu’elle doit prendre en faveur du peuple gabonais, mais ce n’est pas en insultant la France, qu’elle va prendre cette responsabilité»; a t-il indiqué au cours de son entretien avec la presse locale.

«La France n’est pas notre ennemi. Notre ennemi c’est la dictature qui sévit actuellement au Gabon et qui nous a volé notre victoire à la dernière élection présidentielle. Et le cœur du combat se trouve au Gabon. Ne faisons pas de nous-mêmes les instruments de ce pouvoir qui veut régler ses comptes avec la France en lançant des mots d’ordre de boycott dans l’espoir de susciter une intervention française en vue de leur maintien au pouvoir»; a t-il lancé.

Il a conclu en indiquant que «la Résistance est un combat. C’est-à-dire que ce n’est pas facile. Et la discipline faisant la force des armées, nous devons renforcer la cohésion au sein de notre camp. Je vous invite donc à cesser toutes les luttes internes et fratricides qui minent l’efficacité de nos actions».

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