Jean Ping : Non au dialogue, oui à une médiation internationale

C’est à la faveur d’une déclaration de presse tenue ce vendredi 2 juin 2017, que Jean Ping, leader de la Coalition pour la nouvelle République, qui continue de revendiquer sa victoire a réaffirmé son refus de participer à un dialogue avec Ali Bongo, mais il a tout de même manifesté sa volonté de sortir de la crise par une médiation internationale.

Revenant d’abord sur l’appel au dialogue, Jean Ping a précisé qu’il restait ferme sur sa position. «A ceux qui hier encore membres de l’opposition ont décidé de prendre part à cette kermesse pour des calculs égoïstes comme à ceux de nos amis et partenaires qui, de bonne foi, nous proposent d’accepter de dialoguer avec Ali Bongo, j’ai décidé de rester avec le peuple patriote et résistant, c’est pourquoi je persiste dans mon refus, et je le redis ici avec lui que c’est Non ! C’est Niet !», a-t-il martelé.

Pour lui, dialoguer avec Ali Bongo c’est souiller la mémoire des disparus de la crise post-électorale. «Je refuse de dialoguer avec ce monstre pour la mémoire de nos morts», a-t-il précisé. Et de poursuivre : «Je refuse de dialoguer avec Ali Bongo pour l’honneur de notre engagement vis-à-vis du peuple, je refuse de capituler pour le respect de la souveraineté du peuple. Je ne veux pas trahir le mandat que le peuple gabonais m’a librement confié pour sauver la République que nous avons tous en partage et qui doit assurer la justice et la protection des citoyens de ce pays

Cependant, Jean Ping reste ouvert à une médiation pouvant donner lieu à un transfert du pouvoir en vue de la nécessaire réconciliation nationale «je reste ouvert et je lance un appel solennel à la communauté internationale pour une médiation en vue de rétablir la vérité des résultats du scrutin du 27 Août 2016 que j’ai remporté telle que le monde entier le sait. Je dis bien une médiation et non un dialogue avec Ali Bongo en vue de rétablir la vérité des urnes et d’assurer les conditions d’une passation pacifique du pouvoir. Le temps presse car le peuple ne veut plus attendre», a-t-il conclu.  

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