Jean Ping n’a pas renoncé au «rapport de force» contre Ali Bongo

Au cours de l’entretien qu’il a accordé à Radio France internationale ce vendredi 31 mars, Jean Ping, ancien candidat à l’élection présidentielle du 27 août dernier, qui continue de réclamer le respect du verdict des urnes, a évoqué le climat politique qui prévaut actuellement dans le pays. A ce propos il a réaffirmé sa stratégie pour faire  reconnaître sa victoire.



En effet, inscrit dans la stratégie de résistance mise en place par la Coalition pour la nouvelle République, Jean Ping interrogé par Carine Franck sur l’effectivité du «rapport de force», l’ancien président de la Commission de l’Union Africaine répond : «vous ne constatez pas que le fait de refuser le dialogue est dans la rapport de force? Vous ne considérez pas les tournées que je viens d’effectuer dans le pays et avec un succès, avec un triomphe participent de ce rapport de force?» Fait-il constater.

Cette stratégie qui vise à imposer un rapport de force au pouvoir se perçoit dans la mobilisation qui demeure autour de Jean Ping, «les cinq candidats qui m’ont soutenu sont là, et ils ont exprimés clairement qu’ils n’iront pas au dialogue» a t-il noté. Répondant à la question  sur la création d’un parti politique par l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama et la possibilité qu’il s’éloigne de la coalition, Jean Ping a souligné que «Ce sont des questions que certains se posent, moi je sais simplement que la coalition tient, elle tient bien, je vous laisse élucubrer sur ce sujet».

En outre,  l’opinion reste dubitative face à l’attentisme qui semble gagné les rangs de l’opposition et des voix s’élèven chez certains partisans,  reprochant à la coalition de ne pas poser des actions sur le terrain. Sur ces préoccupations Jean Ping s’est voulu rassurant et pragmatique «moi j’ai un agenda clair. Nous prévoyons organiser un méga meeting, et  nos partis politiques de la coalition vont soutenir par une marche la Conasysed». Avant d’ajouter «le pouvoir s’évertue à interdir la Conasysed, renier les libertés syndicales. Ce n’est pas parce que vous allez prendre des mesures illégales que la situation va se normaliser».

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